Après un bref passage à la boxe anglaise fin 2011, James Agathe est revenu encore plus fort au niveau du kick-boxing. Champion du monde en octobre de l’année dernière, le voilà qui décroche une troisième consécration à la Coupe du Monde. 31 ans le 15 mai dernier, le tireur de la catégorie -81 kg vient donc étoffer un palmarès qui comprend également des podiums aux championnats du monde et deux titres de champion d’Afrique. Toutefois, il s’attend à davantage de combats de préparation afin d’aborder les échéances d’envergure.
Depuis son sacre mondial, James Agathe a connu une nouvelle orientation dans sa carrière professionnelle. Il a pris quelques mois de congé de la Special Mobile Force et se consacre à son gymnase situé à Grand-Baie. « Cela me permet de m’entraîner les matins et après-midis et surtout de me concentrer sur quelque chose qui me plaît réellement ». Qui plus est, son union avec la Macédonienne Monika semble lui porter chance. « Depuis que je l’ai connu, je n’ai enregistré aucune défaite dans ma carrière. Elle est à coup sûr mon porte-bonheur, car elle est toujours présente à mes côtés et m’aide à trouver la stabilité », soutient James Agathe qui lui dédie ce sacre.
Un troisième sacre finalement acquis de haute lutte, car ce n’est qu’à la majorité des juges que le tireur d’origine rodriguaise a forcé la décision aux dépens du Russe Danijel Bognovic. Un adversaire qui avait séduit au cours de ses précédents combats. « Il est vrai que sa technique impressionnait. Toutefois, je n’avais qu’une envie, soit celle de gagner. J’ai donc mis la pression d’entrée et il n’a pu tenir le rythme. S’il ne s’était pas accroché, j’aurais pu remporter le combat avant la limite ».
Par contre, il n’avait laissé aucune chance au Polonais Michal Nhczka lors du premier combat comptant pour les quarts de finale. Pourtant, les deux protagonistes se connaissaient et en étaient à leur troisième confrontation. Au bout du compte, James Agathe confirmait sa mainmise face à un adversaire en qui il voit un avenir prometteur. « Certes, j’ai fait la différence grâce à un coup de pied retourné au deuxième round. Toutefois, le Polonais possède beaucoup de qualités, surtout au niveau technique. Il sera encore plus coriace à l’avenir ».
Reste qu’il voudrait réaliser la même prestation au cours de sa demi-finale face au Serbe Viktor Subic. Et ce, du fait qu’une prime de 500 euros (environ Rs 20 000) était offerte à celui qui réalisait deux K.O. « J’ai tout entrepris pour réaliser un nouveau succès expéditif. Toutefois, le Serbe s’est révélé un bon encaisseur et je me suis ainsi épuisé. Cela aurait pu mal se terminer », avance James Agathe.
Seul médaillé d’or mauricien dans cette compétition, après la défaite controversée de Burtlan Simiss, il trouve dans ce sacre « une ouverture vers d’autres horizons et l’occasion d’étoffer mon palmarès ». Toutefois, le premier champion du monde de kick-boxing souhaite pouvoir bénéficier d’une préparation plus adéquate afin d’aborder des compétitions de haut niveau. « Il me manque des combats de préparation vu le manque d’adversaires à Maurice. De ce fait, il me manque des repères quand j’aborde des compétitions continentales ou internationales ».
Une solution sera-t-elle trouvée afin que James Agathe puisse continuer à briller de mille feux ?