La délégation mauricienne de kick-boxing vit actuellement des moments traumatisants depuis son arrivée au Brésil tôt ce matin. Forte de sept éléments, soit cinq tireurs et deux dirigeants, cette délégation, qui abordera les championnats du monde low-kick dans les prochains jours, se trouve actuellement en garde à vue à l’aéroport de Sao-Paulo. Qui plus est, elle a failli être déportée faute de certains documents officiels. Du côté du Ministère de la Jeunesse et des Sports, on s’active depuis ce matin et on multiplie les démarches afin que la délégation puisse sortir de cette impasse.
Pour rappel, la délégation avait mis le cap dans un premier temps sur l’Afrique du Sud en deux groupes, soit samedi dernier et hier. Elle avait ensuite pris l’avion au complet vers le Brésil, hier après-midi. Toutefois, dès son arrivée à l’aéroport de Sao-Paulo, elle se trouvait confrontée à des problèmes, en raison de l’absence de documents officiels. «Il était d’emblée question que nous soyons déportés, surtout si les règlements étaient appliqués dans toute leur rigueur. Heureusement que le chef de la délégation, le Dr Allen Naraidoo, parle le portuguais et a pu expliquer la situation. Quoiqu’il en soit, nous sommes actuellement en garde à vue, avec interdiction de bouger. Nous sommes extrêmement épuisés après un long voyage, et les tireurs dorment actuellement sur des bancs», nous a relaté l’entraîneur national, Judex Jeannot en cours de matinée.
Selon toutes probabilités, la situation devrait se décanter dans les heures qui viennent, soit à l’ouverture des bureaux administratifs. D’autant que le président de la fédération brésilienne de kick-boxing s’est également pointé à l’aéroport pour s’enquérir de la situation. Au niveau de la fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées, on suit aussi la situation de près. «Tout le monde s’active, et je suis régulièrement en contact depuis ce matin avec le ministre Devanand Ritoo. Du moment où les bureaux ouvriront leurs portes au Brésil, tout devrait s’arranger», nous a déclaré Jérémie Rousseau, président de cette instance. Des démarches sont également effectuées depuis ce matin auprès de l’ambassade mauricienne aux Etats-Unis.
Il va de soi que ce problème ne serait pas survenu, si les documents, soit les passeports, la demande de visa et la lettre d’invitation à la compétition, avaient été soumis beaucoup plus tôt à l’ambassade brésilienne située à Pretoria (Afrique du Sud). De plus, le décalage horaire (sept heures de retard entre le Brésil et Maurice) et le fait que les documents soient parvenus au Brésil pendant le week-end ont été en défaveur de la délégation mauricienne. Il est toutefois à signaler que le dossier concernant cette échéance mondiale avait été soumis par la FMKBDA au MJS depuis le 22 août dernier. Cependant, une incertitude concernait ce déplacement en raison d’un problème financier, et il était même question de diminuer le nombre de tireurs. Il aura fallu l’intervention du ministre Ritoo auprès de la compagnie Stevenhills pour compléter le budget qui tournait aux alentours de Rs 700 000.