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Du haut de ses 18 ans, Warren Robertson est en passe d’écrire une nouvelle page de l’histoire du kick-boxing mauricien. Cet après-midi aux alentours de 17h, il aura en ligne de mire le titre mondial de la catégorie -54 kg dans la catégorie older juniors. Afin de pouvoir accéder à la première marche du podium et rejoindre Fabrice Bauluck au palmarès, ce jeune de Rose-Hill devra repousser le challenge du Turc Fevzi Kurt. Sur le ring n°2 du Palazzo Del Turismo Jesolo à Venise en Italie, la lutte pour la consécration s’annonce âpre.

« Warren sera champion du monde », n’a cessé de répéter Judex Jeannot au cours de ces derniers mois. Sa prédiction s’avérera-t-elle juste, comme cela avait le cas pour Fabrice Bauluck dans le cadre des Mondiaux seniors l’année dernière ? Toujours est-il qu’il souhaite que son poulain monte en puissance, après avoir alterné le bon et le moins bon au cours de la demi-finale disputée jeudi et remportée par décision partagée (2-1) aux dépens du Russe Rovshan Zakirov. « S’il a évolué à 40 ou 50% de ses capacités lors de son combat, je souhaite qu’il soit plus à l’aise et mieux concentré pour la finale. Si Warren n’obtient pas ce titre, je serai terriblement déçu », affirme l’entraîneur national.

Là ou les Niven Ramasubbu, Linley Perrine et autre Jorano Philippe ont échoué, Warren Robertson pourra-t-il parvenir à ses fins ? Ce sera ainsi l’occasion de briser quatorze ans de vaine attente et de déceptions dans cette catégorie d’âge. L’exploit demeure possible si on tient en considération le fait que Robertson a gagné en maturité au fil des mois en signant deux succès fort convaincants lors de la dernière Coupe du Monde en Hongrie. Et ce, aux dépens du Turc Yilmazer Onurkhan et de l’Italien Manuel Gentilini. « J’ai pu faire jeu égal avec Fabrice Bauluck lors des séances d’entraînement. Cela démontre que j’ai progressé et c’est pourquoi je me sens fort dans la tête », nous avait-il déclaré avant son déplacement pour l’Italie.

Reste maintenant à mettre en place la tactique à être adoptée. « Warren a observé un repos complet tout au long de la journée d’hier et nous avons uniquement évoqué stratégie en visionnant le combat du Turc. Ce dernier ne m’a pas vraiment impressionné, même s’il cogne fort et possède du métier. Il est à mon avis prenable », avance Judex Jeannot. Selon lui, son protégé devra aller chercher son succès aux poings. Quoi qu’il en soit, Fevzi Kurt jouera également le coup à fond. Lui le sociétaire du Ali Alkayis Sports Club, qui a créé une certaine surprise en venant à bout du Russe Kezhik Bagai-Ool en demi-finales et qui a remporté le Turkish Open cette année en prenant le meilleur de son compatriote Mercan Uktu en finale.