Le président de la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des Disciplines Assimilées (FMKBDA), Jérémie Rousseau, s’est retiré de la présidence et de toutes les instances de la fédération. Il a soumis sa démission le 9 octobre dernier. Invité à s’expliquer sur sa décision, il n’a pas voulu entrer dans les détails. Il a tout simplement déclaré: « je crois que c’était le bon moment de partir après trois ans et demi à la tête de cette fédération. Je pense avoir fait le bon choix. »
Pourquoi avoir pris une telle décision, alors que tout semblait aller pour le mieux pour cette fédération ? Jérémie Rousseau s’est montré avare de commentaires à cette question. « J’ai pris une décision et je pense avoir pris la bonne. Je pense aussi qu’il faut se demander pourquoi d’autres avant moi sont partis au bout d’une année. Pourquoi ? Et bien, cela ne m’intéresse pas. Pour le moment, je laisse les choses telles qu’elles sont et je n’ai pas plus à dire sur ce qui m’a motivé à démissionner « , a-t-il avancé.
A la question de savoir si sa démarche est liée à un éventuel déplacement de tireurs en Thaïlande sans informer le staff technique, il a indiqué: « je ne veux pas entrer dans les détails. » En revanche, Jérémie Rousseau a indiqué que c’était sa prérogative, en tant que président de la fédération, de frapper à des portes pour permettre à des tireurs d’aller se préparer en Thaïlande surtout à une période où il n’y avait rien de prévu et aussi en marge des Championnats du monde seniors prévus pour l’année prochaine.
A ce titre justement, Jérémie Rousseau a déclaré avoir effectivement approché le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES), afin de permettre à Burtlan Simisse, Fabrice Bauluck et Facson Perrine d’effectuer un stage en Thaïlande d’octobre à février 2015. « Il y a deux ans de cela, Facson et Fanfan (Nagamah) avaient effectué un stage de cinq mois en Thaïlande. Qu’on le veuille ou non, ce stage avait grandement aidé Facson puisque quelques mois plus tard, il a été vice-champion du monde », a-t-il souligné.
Jérémie Rousseau a précisé que son initiative a été motivée par le fait que « les tireurs m’ont approché pour voir si c’était possible d’avoir un stage semblable. Je ne pense pas que c’est un péché d’avoir assumer mon rôle de président devant une telle demande », a-t-il expliqué. Ce dernier dit ainsi avoir approché le Chief Executive du TFES, Michael Glover. « J’ai frappé à une porte. Elle s’est ouverte et je me demande qu’est-ce que j’aurais dû faire. Michael Glover a parlé au ministre Devanand Ritoo et m’a demandé d’envoyer une copie de ma lettre au ministère de la Jeunesse et des Sports », a-t-il fait remarquer. Le président démissionnaire a ajouté que sa démarche a été mal comprise et poursuit: « Lorsqu’on prend des initiatives, certains les considèrent comme une menace, alors que pour d’autres, elles sont bénéfiques. »
Avec cette démission, nous avons appris que les langues ont commencé à se délier. Selon nos informations, les membres auraient commencé à se tirer dans les pattes, les uns dénonçant les excès des autres. On parle même de scandales à plusieurs niveaux. Y a-t-il réellement des scandales comme l’affirment certains ? « Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Je ne veux pas tendre une perche à qui que ce soit », a tout simplement déclaré Jérémie Rousseau.
Pour conclure, notre interlocuteur a indiqué que lui ne peut dire si son bilan en tant que président a été positif ou pas. « C’est au public mauricien, voire le monde sportif, de dire si Jérémie Rousseau a été un bon président ou pas », a-t-il indiqué. Il a tenu à remercier tous ceux qui l’ont soutenu depuis sa prise de fonction en tant que président en mars 2011. « Je dis merci à tous ceux qui ont permis au kick-boxing de progresser davantage, notamment les sponsors, le ministère de la Jeunesse et des Sports et autres instances sportives du pays », a-t-il fait remarquer.