A exactement une semaine du grand départ pour les Championnats du monde de la World Association of Kick-Boxing Organization (WAKO), à São Paulo, au Brésil, un grain de sable est venu se mêler aux démarches administratives entourant ce déplacement. Alors que la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des Disciplines Assimilées (FMKBDA) a déposé son dossier depuis un mois au ministère de la Jeunesse et des Sports, il nous revient que vendredi, le secrétaire de la fédération, Sanju Bhikoo, a appris, auprès du desk officer Samoo Pillay, que le ministère participera à la hauteur de Rs 600 000 pour ce déplacement, alors que le coût total s’élève à Rs 767 000 !
L’entraîneur national, Judex Jeannot, est déçu, lui qui a préparé ce groupe de cinq tireurs depuis plusieurs mois, voire plus d’une année. « C’est vraiment frustrant qu’on se retrouve, à chaque veille d’un départ, avec le même problème. Cela casse la dynamique et ajoute un stress qui ne devrait même pas exister », a-t-il déploré. Judex Jeannot a fait remarquer que le dossier concernant ce déplacement avait été déposé il y a un mois et qu’une confirmation était attendue lundi. Malheureusement, regrette-t-il, le dossier n’a pas avancé.
Qu’il plus est, il leur a même été demandé, au courant de la semaine écoulée, de réduire le nombre de tireurs et dirigeants. »A notre niveau, nous avons bien fait comprendre qu’il était hors de question qu’on lâche un boxeur. C’est impossible, grossier, voire malhonnête de sacrifier un tireur qui a fourni autant d’effort et fait d’énorme sacrifice pendant plusieurs mois. Ce qui est révoltant, c’est qu’il y a souvent beaucoup d’abus autour des déplacements à l’étranger et pourtant, certains ne trouvent rien à dire ! », a-t-il déploré.
Judex Jeannot a aussi déploré le fait que certains au MJS ne comprennent toujours pas l’importance pour les tireurs de se rendre au Brésil quelques jours avant le début du tournoi. Un départ avancé, a-t-il expliqué, en raison du décalage horaire. De plus, il a fait remarquer que la sélection était, au départ, composée de sept tireurs avant qu’une décision ne soit prise pour ne pas faire déplacer les deux éléments féminins. Cela en raison du fait qu’elles n’étaient pas prêtes pour un tel niveau de compétition. « Nous avons bien expliqué que nous n’allons pas réduire la délégation davantage. Nous ne sommes pas de ceux qui déplacent plus de dirigeants que d’athlètes ! Nous n’allons pas au Brésil pour faire du tourisme et ce message, je l’ai déjà fait passer à certains au minitère », a-t-il fait remarquer.
L’entraîneur national dit même avoir expliqué le pourquoi de faire déplacer cinq tireurs et un entraîneur et un médecin au Brésil. « Le ministre Ritoo a reconnu le fait que nous n’avions pas le budget et était d’accord pour faire le nécessaire pour que nous ayons une somme additionnelle. Je lui avais même expliqué le pourquoi de notre départ en avance au Brésil et ce, en raison du décalage horaire. Il avait tout compris. Malheureusement, il n’est pas au pays actuellement. Mais comme je le dis souvent, de tel inconvénient ne devrait pas surgir la veille d’un départ, car cela nous stresse trop », a-t-il déclaré.
L’entraîneur national dit avoir pu entrer en contact avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, de Nice (France) où il assiste en ce moment même aux 7es Jeux de la Francophonie. « J’ai parlé au ministre Ritoo hier soir (Ndlr: vendredi) et fidèle à son habitude, il a été très attentif à notre problème. Je lui ai expliqué qu’il était pratiquement impossible qu’on trouve Rs 167 000 en une semaine. Je lui ai rappelé qu’en mars dernier il avait dit qu’il trouverait une somme additionnelle afin de nous permettre de faire ce déplacement. Il a reconnu cela et a avancé qu’il fera le nécessaire pour nous aider », a fait ressortir Judex Jeannot. Ce dernier a ajouté que Devanand Ritoo évoquera la question avec son Permanent Secretary (Dev Phokeer), afin que voir de quelle manière débloquer la situation.