« Alarm pe sonner-Repone ! » est l’intitulé de la pièce que présente actuellement la troupe Komiko pour le compte du Global Environment Fund/Small Grants Programme (GEF/SGP) dans le cadre de la promotion du programme Maurice île Durable. Le spectacle a été présenté pour la première fois le 11 octobre dernier par le GEF/SGD et l’association Le Morne espoir femme, engagée dans un projet de recyclage et de confection d’objets multiples.
« Alarm pe sonner-Repone ! » est un cri pour attirer l’attention de tout le monde sur la dégradation de l’environnement à Maurice. Une situation qui, comme le relève la pièce, découle souvent d’un manque de communication avec le voisin, d’un manque de respect vis-à-vis des infrastructures publiques et des lois, ou tout simplement à cause de l’orgueil des uns et des autres.
C’est dans un décor renvoyant à une image du paradis que se déroule la pièce. Une rencontre entre Saint-Paul et Saint-Pierre, qui en l’absence de ce dernier reproche à l’autre la dégradation de la situation à Maurice. De fil en aiguille après avoir visionné des images tantôt paradisiaques, tantôt dégradées de l’île, les principaux personnages responsables de la situation sont convoqués pour l’enquête et le jugement. Pendant presque deux heures, c’est dans une atmosphère de détente mais en même temps qui invite à la réflexion et à la responsabilisation de chacun que se déroule la scène.
« Nous avons voulu à travers le rire sensibiliser les gens par rapport à l’environnement. Je pense que cela a créé le déclic. Il y a des gens qui sont venus me trouver pour me demander de leur indiquer la poubelle afin d’y mettre leurs déchets juste après la pièce », soutient au Mauricien la coordinatrice nationale du GEF-SGP, Pamela Bapoo-Dundoo.
Elle note que l’initiative comprenait deux volets. Outre le théâtre, il y a eu la présentation et la vente des produits fabriqués par les femmes de l’association Le Morne espoir femme. Celles-ci se sont engagées depuis mai 2011, avec le soutien financier de GEF-SGP, à recueillir des déchets comme des cartons pour les reconvertir en objets utilitaires. Elles proposent surtout des tabourets en carton. « Au début nous voulions monter un projet sportif pour les femmes de la région. On jouait au foot. On était à 17, la plus jeune était âgée de 16 ans. Maintenant nous sommes 29 au sein de l’association », fait ressortir la présidente du Morne espoir femme, Marie Anne Verloppe, également employée au bureau du Morne Heritage Fund. Elle poursuit, qu’à la suite d’une rencontre avec la SMEDA (Small and Medium Entreprise Development Authority) et le Entreprendre au féminin Océan indien, elles ont réfléchi sur un projet socio-économique. « Nous avons commencé à faire des meubles en carton et des sacs en tissu », soutient-elle. Le projet est financièrement soutenu par le GEF/SGP.