Le plasticien Krishna Luchoomun expose à l’Institut Français de Maurice (IFM), du 12 au 21 novembre. Scope donne un aperçu de Mes années soviétiques. Une expo intimiste aux couleurs de la défunte URSS.
Il porte à l’oreille gauche un piercing emblématique : un marteau croisant une faucille. Un reliquat de ses années soviétiques. Krishna Luchoomun est en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) en 1982. Le jeune Mauricien, frais émoulu du collège Royal de Curepipe, entame des études en beaux-arts à Leningrad (Saint-Pétersbourg) en Russie. Réminiscence d’un choc thermique et culturel, lorsque le mercure descend à zéro en pleine Guerre froide.
Le marteau et la faucille collent à la peau. Cet emblème correspond à un moment fondateur pour l’artiste. Krishna passe sept années à Saint-Pétersbourg. Mes années soviétiques cherche à recréer l’atmosphère propre à l’URSS des années 80. La Russie du jeune étudiant vue d’un oeil aguerri. L’artiste évoque une certaine lourdeur ambiante. Sensation suscitée dans la salle d’expo par des visuels et des sons caractéristiques du pays de Lénine. Outre les créations vidéos, sont aussi proposées des installations et des peintures. Des photographies et des affiches, une plaque de nom de rue dérobée, des oriflammes… La défunte Union Soviétique n’est pas morte dans la mémoire du plasticien.