Krishna Luchoomun est un personnage atypique, un esprit fertile qui devine toujours ce qu’il y a derrière un regard, un sourire, un paysage. Les toiles qu’il peint sont de grande taille, comme sa vision et ses ambitions pour l’art mauricien.
À l’occasion des dix ans de l’association pARTage, qu’il a créée en 2004, Scope l’a rencontré dans sa demeure à Flic en Flac. Il partage avec nous sa vision et son cheminement.
Krishna Luchoomun, Henry pour les proches, est un artiste qui voit son art en grand. Ses tableaux sont presque tous plus grands que lui en taille et dominent les murs de la galerie qu’il est en train de créer à son domicile. Lorsque son pinceau épouse sa toile, une certaine magie s’opère. Sa perception du monde prend du volume alors que des idées de communion entre chaque être et chaque chose fusent dans son esprit. “J’aime tout voir en grand. Même pour les activités que je fais, j’aime briser les barrières, ouvrir des horizons. J’aime que mon champ de vision soit large, que mon canevas soit rempli quand je peins. Ma vision : que nous arrivions tous à vivre ensemble.” Il ajoute : “Je travaille en permanence. La grande partie du travail s’effectue dans mon esprit, quand je réfléchis ou quand je dors.”