Tenue le 21 mai dernier au stade France Martin à Les Salines, la Port-Louis Cup, organisée par la Karaté Martial Art Federation (KMAF), a mis les participants dans le bain pour les championnats nationaux, aussi appelés le national Knockdown tournament, qui se tiendront en août. Cela dit, la Port-Louis Cup a non seulement permis aux favoris de se mettre en évidence, mais aussi de découvrir le potentiel d’autres combattants répartis en sept catégories.
Chez les seniors, le sacre est allé à Rajeev Bhoynub. Irfaan Aumeer et Maahir Hosany ont terminé respectivement sur la deuxième et troisième marche du podium. En féminin, Zainab Khatib a été égale à elle-même. Très expérimentée, elle a su se démarquer des autres concurrentes. Et en plus de s’imposer en battant en finale Aisha Morad, elle a aussi décroché le trophée du meilleur technicien.
Du côté des juniors, en masculin, l’or est allé à Hakim Lallmamode, vainqueur de Naail Jamalsah, qui se contente de la médaille d’argent. Le bronze a été pour Ashfaaq Khoodabux. Chez les filles, Alexia Goudrel de St Perne a remporté la première place en prenant le meilleur sur Sanaa Baichoo. Maariyah Toorawa termine à la troisième place.
Grâce à ce tournoi, les adeptes du kyokushin ont eu un aperçu de leur niveau. Et selon le président de la KMAF, Aslum Jeewa, « il y a une progression considérable chez certains athlètes. On a eu droit à des performances à couper le souffle à la fois chez les filles que chez les garçons. Plusieurs combats se sont terminés par ippon et wazari alors que d’autres ont été plus serrés, les adversaires faisant preuve de détermination », fait-il ressortir.
Les représentants de différents dojos présents ont aussi assuré le spectacle. « Ceux du dojo de Floréal ont reproduit le kata Taikyoku Sono Ichi dans une belle synchronisation tandis que les élèves des dojos de Rose-Hill et Goomanee ont, quant à eux, fait montre de leur maîtrise en ce qui concerne les techniques de base. Dans ce domaine, Rayyan Toorab (Goomanee Dojo), âgé de 17 ans seulement, a ébloui le public avec ses capacités » , dit le sensei Aslum Jeewa.