À Wooton hier, le Premier ministre s’est attardé sur ceux qu’ils considèrent “des passéistes.” Il évoquait les personnes qui critiquent les projets de développement, tel le métro express. Et contrairement aux passéistes, “nous, nous sommes des bâtisseurs”, a-t-il fait ressortir dans son discours lors du lancement officiel du National Wholesale Market. Il s’est dit “déterminé à faire avancer le pays.” Pravind Jugnauth n’a également pas mâché ses mots envers ses détracteurs qui lui reprochent de ne pas accomplir les promesses annoncées dans son programme. “Ce projet (ndlr : le Wholesale Market à Wooton) au coût de Rs 370 millions n’est que le début d’une longue liste. D’autres projets de développement sont à venir”, a-t-il dit. Et de souligner, en évoquant son souhait de voir la création d’un Food Lab – projet déjà entamé du temps qu’il était ministre de l’Agriculture –, sa “détermination à amener de la modernité à tous les niveaux et dans tous les secteurs.”
Vendredi, à l’issue d’une rencontre avec les représentants des corps paraétatiques, au Sir Harilall Vaghjee Hall, Pravind Jugnauth, répondant aux questions de la presse, a indiqué qu’au sujet du prêt de 1,1 million d’euros du ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, il y a eu une enquête de l’ICAC et le dossier a atterri sur la table du directeur des poursuites publiques. “Le DPP a vu qu’il n’y a aucun case”, a-t-il rappelé. Au sujet du présumé cerveau derrière l’importation de Rs 2 MD d’héroïne, Navin Kistnah, le PM a, une fois de plus, indiqué qu’il ne souhaite pas divulguer des éléments de l’enquête de police. Il devait soutenir que le chef du NSS “est parti en mission mais pas à Maputo.” Il a également indiqué qu’en ce qui concerne l’affaire Vijaya Sumputh, un Fact Finding Committee a été mis sur pied et que l’enquête suit son cours.
Plus tard, à Upper Dagotière, dans son discours dans le cadre du lancement d’un programme concernant la prévention des maladies non-transmissibles, le PM est revenu sur le dossier de la drogue. Il a réitéré sa “volonté de traquer les trafiquants, même ceux qui ont quitté le pays” et s’en est pris à “dimoun ki pe écrire tou qualité bêtises.” Cela ne détournera pas son attention de son combat, dit-il, estimant que “ena pe écrire pe dir buro PM kinn avoye intel pou ale pa konner kot sa, cherche dimoun ki fin gagne trappé. Mais mo pa pou kapav dir nanien lor là. Nou pa kapav dévoile nou plan.” Pour Pravind Jugnauth, “ena dimoun pe envi fer sensationnalisme, envi fer croire ena connexion.” Et de demander “eski ou croire moi, dans combat ki mo pe amené, mo ena connexion?” Il concède, toutefois, et déplore que “certaines personnes complices malheureusement, qui ont déjà donné des informations, au lieu de faire leur travail, pour faire capoter les enquêtes.” Il assure que “kot bizin met lordre nou pou met lordre.” Il s’était auparavant étendu sur les travaux de la commission drogue, qui sont fructueux.