Depuis quelque temps, des violations sont notées au sein du département des pompiers d’Airports of Mauritius (AML). Selon nos informations, il s’agirait d’un manque de “breathing apparatus”, équipement fournisseur en oxygène essentiel aux pompiers dans l’exercice de leur métier, en cas d’incendie sur les pistes ou à bord d’un appareil, voire au sein de tout département de l’aérogare.
Si, selon les normes d’aviation civile internationale, le département des pompiers basé dans chaque aéroport doit disposer, au minimum, de 8 breathing apparatus, jeudi dernier, entre 16h30 et 22h30, les pompiers n’en disposaient d’aucun. La raison: une odeur de moisissure émanant des 8 breathing apparatus disponibles à l’aéroport, forçant la direction à enlever ces appareils. “Tous les avions ont décollé et ont atterri sans que nous soyons proprement équipés”, déplorent les employés du Fire Services Department, soulignant les risques d’un tel manquement, si un incendie avait éclaté. “Qu’aurions-nous fait?”, demandent ces pompiers, faisant ressortir que sans breathing apparatus, ils mettent leur vie en danger et, par-là même, ne pourront sauver d’autres vies en cas de drame. Ils s’insurgent qu’aucune mesure n’ait été prise, face à une telle situation, pour alerter le Governement Fire Service, qui devrait, en cas de manquement au niveau des pompiers de l’aéroport, être en stand by dans l’enceinte de l’aéroport.