Qui est celui qui a administré de l’Oméprasole à Rebel’s Game le 14 avril alors que le cheval était sous la surveillance du Mauritius Turf Club?? C’est la question qui reste posée après la première séance de l’enquête qui s’est déroulée hier. Elle a été ajournée à vendredi matin à 9h30.
Rebel’s Game avait été entré dans la troisième course de la quatrième journée. Un échantillon de sang (pre-race test) a été prise aux fins d’analyse et s’est révélé négatif. Toutefois, un tube vide ayant contenu de l’Oméprasole devait être découvert dans le box du cheval dans l’après-midi. Averti des faits par son assistant-entraineur Nicolas Dupavillon, l’entraîneur Ricky Maingard demanda à ce qu’un nouveau test soit effectué.
Le lendemain, soit le samedi 15 avril, Quantilab fit savoir que de l’Oméprasole était présent dans le système du cheval et, agissant sur le règlement 202, le cheval a été retiré de la course. Un nouveau prélèvement a eu lieu le samedi 15 avril vers 14h50 et le résultat obtenu treize jours plus tard devait être négatif à tout produit prohibé.
Lors de l’enquête, le palefrenier du cheval, le chef palefrenier de Ricky Maingard aussi bien que l’entraîneur et son assistant ont déposé. On devait noter pas mal de contradictions dans les explications du palefrenier, du chef palefrenier aussi bien que de celui qui assurait la sécurité du cheval. On a pu visionner les films des caméras installés par l’entraîneur qui a démontré que le palefrenier et le chef palefrenier se sont contredits dans leurs déclarations.
On devait par ailleurs apprendre que l’Oméprasole est bien un produit prohibé, mais qui est couramment utilisé à Maurice pour soigner les ulcères d’estomac, mais était considéré comme étant prohibé alors que tel n’est pas le cas en Australie. Cependant, Ricky Maingard a tenu à souligner que la marque du produit trouvé dans le box de Rebel’s Game n’était celle à laquelle il a recourt.
Le Dr Alexandre Henry, vétérinaire de Ricky Maingard, est venu apporter un élément d’information à l’effet que c’était une marque venant d’Afrique du Sud qui était utilisée dans le centre de quarantaine de Poste Lafayette. Il a aussi été déclaré que l’Oméprasole n’a aucun effet sur la performance d’un cheval.
Alors qu’il était question de savoir comment avait atterri le tube dans le box du cheval, on a appris qu’un deuxième tube avait été trouvé, mais que le chef palefrenier n’avait pas jugé utile de rapporter le cas, estimant que c’était du vermifuge. Or, il s’avère que tel n’était pas le cas et que c’était bien un tube ayant contenu de l’Oméprasole.
Les films des caméras de l’entraîneur ont démontré que le cheval avait bien pris le tube dans sa mangeoire alors que le palefrenier avait déclaré que le cheval l’avait pris dans sa litière. Quant à la présence de l’autre tube, il a été établi qu’il était dans la litière du cheval.
On en saura peut-être un peu plus vendredi lorsque les caméras de surveillance du Mauritius Turf Club seront visionnées.