Nous avons publié, la semaine dernière, le portrait de Tanzilah Nunkoo, enseignante au collège Aleemiah, renvoyée parce qu’elle n’était pas venue travailler alors qu’elle subissait une opération chirurgicale au Pakistan. Les articles de presse faisant état de cette affaire ont alerté les autorités, mais il semblerait que le collège Aleemiah continue à refuser de respecter les lois du travail.
Suite aux articles de presse, le ministère du Travail a pris contact avec Mme Nunkoo. Jeudi dernier, une réunion entre les protagonistes de cette affaire a eu lieu au bureau du ministre du Travail. Le ministre a fait ressortir à la responsable du collège Aleemiah qu’en licenciant Mme Nunkoo, le collège n’avait pas respecté les lois du travail et n’avait pas tenu compte du fait que l’enseignante était on sick leave à l’étranger pour suivre un traitement médical à l’issue de son opération contre le cancer du sein. Le ministère du Travail a donné à la direction du collège Aleemiah jusqu’à vendredi pour réinsérer Mme Nunkoo à son poste d’enseignante. À hier, la direction du collège, qui semble se considérer au-dessus des lois, n’avait pas encore réagi.
Par ailleurs, vendredi, le ministère de l’Éducation a proposé à Mme Nunkoo un poste d’enseignante dans un collège d’État. Interrogée au téléphone, hier, Tanzilah Nunkoo nous a fait la déclaration suivante: “Je suis touchée par la proposition du ministère de l’Éducation, mais je n’ai pas encore pris de décision. J’attends pour voir comment la situation évoluera. Je me demande si, une fois encore, la direction du collège Aleemiah pourra continuer de violer les lois du travail du pays en toute impunité.”