La rumeur sur les graves difficultés de la Bramer Banking Corporation Limited, qui courait les rues depuis le début de l’année, a fini par rattraper le groupe BAI avec l’écroulement de l’empire financier de Rs 37 milliards de Dawood Rawat. Désormais, les quelque 150 sociétés et entreprises, sans compter un Footprint financier de quelque Rs 500 millions dans la presse écrite et surtout parlée à Maurice, sont placées sous stricte surveillance des autorités dans cette quête à reconstituer le Money Flow de nature criminelle alimenté par le groupe BAI. Avec le démantèlement de l’arnaque de Dawood Rawat, l’urgence des urgences a été d’élaborer un plan pour venir en aide aux premières Collateral Victims, notamment les 30 000 clients de la Bramer Bank, ou encore les détenteurs des 160 000 porteurs de polices d’assurance de la BAI Co (Mauritius) Ltd. Après un premier constat des dégâts, la cellule de crise, opérant à l’Hôtel du gouvernement et comprenant les ministres des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, des Services financiers, Roshi Bhadain, et de l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo, maintient que “la BAI n’est autre qu’un Ponzi Scheme avec des préjudices entre Rs 20 et Rs 25 milliards. Point à la ligne”. En face, les derniers résistants du bastion Dawood Rawat rétorquent de manière timide : “Tout cela se résume à une vengeance politique”.