A l’inverse, à Rodrigues une chute des cas a été notée dans les affaires pénales et les affaires civiles, respectivement de  25% et de 12%. De même, pour la même période, le nombre total de cas traités par les différentes cours a augmenté  de 14% résultant d’une augmentation à la fois des cas pénaux de 15% et des cas civils de 4%.
Un décompte physique du nombre total de cas en suspens à la fin de l’année 2013 s’élève à 50 339 contre 48 208 en 2012 et 39 802 en 2010, dont 33 470 pénaux et 16 869 en matière civile.
Dans 87% (128 667) des infractions pénales jugées en 2013, les accusés ont été reconnus coupables et condamnés, tandis que 13% des personnes ou entités poursuivies ont été acquittés ou ont vu leur cas non tranché.
La Cour suprême a le pourcentage le plus élevé: 100% des infractions ont été avérées et la culpabilité prononcée. Elle est suivie par le tribunal du travail avec 93%.
Dans 3% des cas seulement, soit pour 3779 des infractions avérées, les coupables ont été condamnés à des ordonnances de garde, c’est-à-dire les personnes étaient détenues dans un établissement pour purger leur peine, principalement à la prison. Pour la majorité des cas positifs de ces infractions, les prévenus ont été condamnés à payer soit des amendes ou à accomplir un service communautaire ou ordonnances de probation où leur liberté n’a pas l’objet d’une privation.
Condamnation pour homicides, délits sexuels et infractions de la route en forte hausse
Toutes les sentences prononcées et reconnues coupables à la Cour suprême en 2013 et 37% de celles prononcées à la Cour Intermédiaire étaient des ordonnances de garde. En revanche, tous les jugements rendus au tribunal du travail et 98% de ceux prononcés dans les tribunaux de district étaient des ordonnances non privatives de liberté.
Les infractions globales sanctionnées ont augmenté de 13% passant de 113 695 en 2012 à 128 667 en 2013. Cette augmentation est due aux principales hausses des homicides (+ 27%), les délits sexuels (+ 16%), les infractions de la route (+ 14%), infractions contre les biens (+ 4%) et les infractions relatives aux drogues (+ 1%).
Les homicides ont augmenté de 104 cas en 2013 contre 82 en 2012. 84 étaient des homicides involontaires. 18 étaient intentionnelles (meurtre, assassinat et avortement) et le reste a été des tentatives d’homicides volontaires.
L’augmentation des infractions sexuelles condamnées par la justice relève principalement de la hausse de cas de viol, de 2 en 2012 à 18 en 2013, et de sodomie qui est passé de 10 en 2012 à 16 en 2013.
De même, les infractions contre les biens avérées étaient dues à une augmentation des vols qui est passée de 3760 en 2012 à 4039 en 2013. On y compte surtout des vols à l’arraché alors que le cambriolage demeure aussi élevé.
Environ 79% des infractions pénales disposées à Maurice en 2013 étaient des infractions dues à la circulation routière. En sus des 101 004 contraventions condamnées en 2013 et qui ont valu pour certains des pertes de points sur le permis, près de 5000 autres contraventions à la circulation routière ont été réglées par les avis de pénalité fixes. Celles-ci sont versées directement aux bureaux de la trésorerie et ne sont pas considérées comme des infractions déposées et disposées à la cour. Toutefois, si le contrevenu ne paye pas l’amende, une procédure est alors engagée.
Le nombre total de demandes de divorce déposées à la Division de la famille de la Cour suprême a continué d’augmenter pour atteindre 2450 en 2013. Bien que la hausse de 2% a été notée à Maurice, il y avait une baisse de 8% à Rodrigues.
En 2013, environ 48% des pétitionnaires étaient des femmes. 69% étaient mariés depuis 14 ans ou moins et 23% des divorces ont été prononcés par consentement mutuel des deux parties et 65% avaient un seul ou aucun enfant de ce mariage. Le nombre total de cas de divorce en suspens était de 1959 à la fin de l’année 2013.
Violence domestique : 12 % de hausse
Par ailleurs, le nombre de demandes déposées dans le cadre de la protection contre la violence domestique a augmenté de 17% en 2013, plus de la moitié des demandes ont été déposées dans les tribunaux de district urbains et la moitié d’entre eux venaient de la basses-Plaines-Wilhems. De 2012 à 2013, le nombre total de demandes reçues en vertu de la protection selon les dispositions de la loi sur la violence domestique de 1997 est passé  1545 à 1809, avec une hausse de 17% pour les Protection Orders et 25% pour les Occupation Orders. 136 ordres intérimaires supplémentaires et 162 ordres ont été émis par la cour.
Les demandeurs d’ordonnance de protection entre conjoint ou partenaire ont montré une croissance de 12% passant à 1500 en 2013. Plus de 95% d’entre eux étaient des femmes.