Ils fréquentaient autrefois des écoles primaires de la Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP), où ils étaient soutenus et encadrés par le gouvernement. Au collège, ils sont livrés à leur sort. Rien à se mettre sous la dent à l’école, pas d’uniforme ou de matériel scolaire… Ces enfants et leurs parents souffrent au quotidien.
“Ena zour, mem enn dipin mo pa kapav donn zot. Mo leker gro kan mo trouv zot ale san manze”, confie Jean Ramsamy, divorcé et père de deux garçons, Michael et Jérémy. Pour Marceline Polidor, qui élève seule ses trois petits-enfants, Alan, Bradley et Jérémy, c’est la même tristesse au quotidien. “Ena kout mo donn zot dipin sek ou enn kar dipin. Kan pena, zot ale koumsa mem. Zot al trase pou gagn enn bouse dipin ek kamarad dan lekol.”
Cette situation difficile à laquelle sont confrontés Michael (qui est en Form I dans un collège privé de Beau Bassin) et Alan (en Form II dans un collège privé de Vacoas), est le lot de plusieurs enfants issus d’écoles primaires de la Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP). Du jour au lendemain, ils se sont retrouvés privés du soutien et de l’encadrement que leur avait offert le gouvernement durant toute leur scolarité au primaire.