Le PTr est resté sur sa faim. Pour cause, une semaine après avoir réclamé des explications claires du MMM sur les positions des mauves au sujet de l’Asset Recovery Bill, l’opposition n’en a pipé mot. Et ce, principalement au sujet de la «manipulation» dont ferait l’objet le leader du MMM lui-même. C’est ce que note le président du PTr, qui commentait ce dossier hier lors de la conférence de presse du parti aux côtés du directeur de communication, Abdullah Hossen. Toutefois, «le silence parlant du Remake 2000 en dit long sur l’état d’esprit de certains», dit Patrick Assirvaden. Lançant un appel à la modération des propos, le PTr souhaite éviter qu’une fausse perception ne circule au sein de la population à l’effet que la politique serait derrière la nomination du chef juge.
Au PTr, on estime  que depuis une semaine, à la suite des allégations de Jean-Mée Desvaux à l’effet que le MMM, en l’occurrence Paul Bérenger, ait été manipulé par quelqu’un qui était dans le viseur des institutions pour blanchiment d’argent, un malaise s’est installé au sein du Remake. «Et le silence du MMM est plus qu’embarrassant, voire pesant», dit Patrick Assirvaden. Selon lui, si une enquête policière est en cours, la population doit connaître les motivations du leader de l’opposition pointé du doigt par son ancien collaborateur, ou  les manipulations dont aurait été l’objet Paul Bérenger.
Observant par ailleurs que depuis l’éclatement de cette affaire, Jean-Mée Desvaux reste dans l’ombre, le président du PTr soutient qu’il y a eu «une opération brosse la tête». Mais selon lui, «la bave du crapaud a déjà sali le lys.» Ce, même s’il existe, selon lui, une tentative de «blanchissage» de l’homme financier très proche du Sun Trust. Quoi qu’il en soit, l’enquête policière viendra éclairer la population, dit-il.
Prenant les devants, Patrick Assirvaden déplore «des propos mal venues ces derniers temps concernant la nomination du chef juge.» Et de soutenir qu’il ne faut pas laisser une fausse perception dans la population que la politique serait derrière la nomination du chef juge. «Ce qui ne serait pas correct et démocratique», souligne le président du parti. Il profite pour lancer la pierre au MMM, s’insurgeant de la proposition du leader des mauves qui a cité des noms pour ce poste. «L’opposition pa kapav donn l’impression ki li ena enn poulain», dit-il, faisant ressortir que ce n’est pas le rôle de l’opposition de plébisciter une personnalité. En dépit de la question de Week-End concernant l’éventuel évincement du juge Balancy, le PTr se refuse de commenter cette affaire et d’entrer dans ce débat. «Nous demandons d’ailleurs de laisser le judiciaire loin des cancans politiques», dit Patrick Assirvaden.