On nous a assommés de thèses selon lesquelles les casinos seraient en faillite. Ils sont peut être en grande difficulté, mais il y a aussi une autre facette, moins sombre de ce secteur que l’on cache au grand public. Qui sait, par exemple, que le Grand Casino du Domaine a réalisé un chiffre d’affaires de Rs 166,6 millions en 2014, ce qui représentait une hausse de 7,2% par rapport à 2013 et que ses profits nets se sont chiffrés à Rs 23,8 millions, soit une augmentation de… 113,5 % comparés à l’année précédente?.
C’est peut être pour ça que le premier et grand appel de candidatures lancé pour le poste de directeur général de la State Investment Corporation en janvier 2015 et qui avait vu la participation de nombreux cadres connus, dont Jyoti Jeetun, et qui a vu défiler une dizaine de sélectionnés pour des entretiens d’embauche, est restés sans suite, ironisent certains employés qui déplorent que l’on fasse toujours porter le chapeau des problèmes des casinos aux simples employés.
Comme on le sait, l’exercice a été gelé et c’est Rita Veerasamy qui est l’Officer in charge de la SIC qui gère les casinos. Si c’est vrai qu’elle compte de longues années au sein de cet organisme, c’est aussi exact de dire qu’elle se trouve être aussi la soeur de l’actuel ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo et qu’elle avait intégré la SIC lorsque ce dernier était ministre des Finances au début des années 1980. 
Les employés, qui ne sont pas au bout de leurs surprises, ont été encore plus ahuris lorsqu’ils ont appris ce que représente la politique salariale des hauts cadres de la SIC. Ils se fondent sur un cas en particulier pour dénoncer le régime princier qui leur est accordé. Celui d’un cadre qui, incidemment, avait également postulé pour la direction générale et qui a été, à deux reprises, invité à prendre une retraite volontaire, ce qu’il a refusé et qu’il a été ensuite licencié par la compagnie sans aucune raison, bien que tout le monde avait compris qu’il était devenu indésirable parce des membres de sa famille avaient été projetés au-devant de la scène politique lors des dernières élections générales. Or, ce cadre qui a porté plainte à la Cour industrielle réclame depuis Rs 28 millions en termes d’indemnités de la SIC.
Pour justifier cette somme, ce cadre a détaillé sa dernière enveloppe salariale, comme suit: salaires de base, Rs 120,000, de nombreuses allocations qui avoisinent les Rs 100,000, dont des director’s fees for minor compagies de l’ordre de Rs 18,000 et pas moins de Rs 107,000 pour des entités comme la SICOM et autres entreprises de la même taille où la SIC est actionnaire, ce qui donne un total de salaire mensuel de plus de Rs 300,000.
Les employés qui ont vu leur allocation de transport supprimée pendant que les cadres multiplient des avantages en tous genres et qui ont été privé de fêtes de fin d’année, soulignent aussi qu’il y a encore des agents politiques dont ce proche de l’homme à la valise au Rs 300 millions qui siègent sur pas moins de quatre conseils d’administration et, qu’à ce titre, il doit toucher rien que pour cet item de director’s fees pas moins de Rs 72,000 par mois.
Les employés dénoncent aussi cet agent qui se serait approvisionné auprès de la quincaillerie gérée par un de ses proches pour les installations effectuées au casino de Grand-Baie et estiment qu’il y a un conflit d’intérêts dans cette affaire.
Ils déplorent enfin que la déposition consignée au poste de police de Curepipe (OB 9025) et au bureau du travail contre un haut cadre accusé de harcèlement et d’avoir proféré des allégations fausses et malicieuses connaisse, très peu de progrès.