Quand nous regardons notre environnement nous constatons que la dégradation est en escalade de jour en jour. Les ordures s’entassent et le chaos s’installe petit à petit. Les responsables de cette situation – c’est nous.
Imaginons que nous prenons des ordures de toutes sortes, des objets qui sont bons pour la poubelle, des choses inutiles et que nous les entassons dans une chambre de notre maison au lieu de les jeter. Bien vite, cette chambre deviendra un dépotoir. Des bêtes nuisibles à notre santé proliféreront et cette pièce deviendra vite invivable.
La planète Terre est notre habitat. Ce n’est pas parce qu’on ne veut pas savoir et voir toutes les choses qui détruisent cet habitat qu’on doit les ignorer… et continuer notre course vers la consommation. Il est temps qu’on se rende compte de ces dangers qui nous guettent dans l’ombre. La société de consommation nous fragilise en nous éloignant de nos vrais besoins, par exemple en prétendant les combler en nous incitant à l’accumulation et au remplissage.
A travers nos cinq sens, nous ressentons les effets de cette dégradation sur notre environnement. On le voit et cela blesse nos yeux. Notre sens olfactif est mis à rude épreuve et cela nous dérange. L’air polluant que nous respirons affecte non seulement notre peau mais aussi notre santé. Nous consommons de la nourriture qui flatte notre palais mais néfaste à notre santé. N’oublions pas aussi les légumes très attrayants mais qui sont, dans beaucoup de cas, pollués par les pesticides et herbicides. Nous aimons écouter et regarder les nouvelles sensationnelles ayant trait aux viols, vols, crimes, atrocités de guerre, etc. Tout ceci encouragé par les médias sociaux. Nous nous sentons bien en profitant des choses que la Nature met à notre disposition mais bien souvent nous abusons et détruisons cet environnement sans penser aux conséquences graves qui nous guettent.
L’environnement… C’est tout ce qui nous entoure et nous en sommes tous responsables, y compris sa dégradation. Nous ne pouvons dire « Pa moi sa, li sa…. » Il est vrai que nous cherchons toujours des boucs émissaires quand quelque chose va mal. Où se situe donc la solution ? Faisons notre examen de conscience – en constatant cette dégradation, nous avons un pincement au coeur et notre conscience nous interpelle. Pour certains, c’est la volonté de Dieu. Dieu que l’on considère comme notre Père. Mais un Père peut-il sciemment faire du tort à ses enfants ? Mais non. Ce Père nous a légué un paradis sur terre. En faisant taire notre conscience, nous sommes parvenus à cette condition. Reprenons nous, soyons responsables et réfléchissons ensemble comment nous pouvons contribuer à restaurer la planète. Comment le faire ? Par où commencer ?
D’abord, prenons conscience de la gravité de la situation et faisons ensuite un bilan de nos ressources innées ou intérieures. Nous avons TOUS un sixième sens qu’on pourrait aussi appeler notre intuition ou notre voix intérieure. Ce sixième sens nous permet de ressentir des choses subtiles… tels que les sentiments ou les émotions qui découlent de nos pensées. Les pensées – bonnes ou mauvaises, positives ou négatives découlent de nos valeurs.
Nous avons tout d’abord nos valeurs acquises – telles que nos diplômes, notre maison, notre profession, des objets, etc. … Il y a aussi nos valeurs innées, génériques et fondamentales qui sont à l’intérieur de notre être comme la paix, la pureté, la joie, le bonheur et l’amour, entre autres. Mais aujourd’hui, nous sommes aliénés de notre être intérieur, qu’on appelle l’âme ou le souffle de la vie. C’est ce souffle qui anime le corps. Communément, on parle de « L’Etre humain », c’est cette « vie » qui anime le corps qui est constitué de cinq éléments de la nature : l’eau, la terre, l’air, le feu et l’espace. « Humain » vient du mot latin humus qui veut dire la terre. Donc, on est en réalité cet être… celui qui pense, imagine, crée, etc. par le biais de notre corps. Le philosophe, Pierre Teilhard de Chardin disait : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine ». Ces valeurs innées sont comme la fraîcheur dans l’eau et la chaleur dans le feu. Ces valeurs spirituelles sont si naturelles à l’âme.
Quand nous sommes aliénés de notre identité réelle de l’âme, notre identité physique a pris le dessus. De ce fait, nous avons perdu l’accès à ces valeurs innées et fondamentales. Ces valeurs créent une atmosphère propice qui réveille en nous de bons sentiments et qui nous permet d’avoir des pensées pures, nobles et puissantes… comme des semences, des actions en accord avec le bien-être de tout un chacun et la nature. L’esprit s’aligne sur la noblesse du coeur et les actions deviennent des bienfaits.
Ces valeurs innées s’épanouissent en mille vertus. Donc, quand nos actions sont fondées sur ces vertus, elles sont emplies d’énergie positive qui aide à contrecarrer les « écarts » de nos actions ramenant l’ordre, la discipline, l’harmonie, la paix et la sagesse.
Ces personnes qui méditent sur une bonne action charitable que la branche locale de la Brahma Kumaris World Spiritual University (BKWSU) a initiée avec les autorités concernées – celle d’attribuer une vertu à chaque village « Donn nou vilaz so valer » méritent d’être saluées. Nous sommes nombreux à apprécier cette initiative. Je pense que nous devrons, TOUS, les habitants de cette belle Île, donner l’exemple et “walk the talk” comme dirait l’anglais. Faisons des efforts, individuellement ou en famille, dans notre entourage, au travail, dans nos institutions publiques et privées pour « vivre » et faire vivre ces vertus. Nous pouvons organiser des ateliers de réflexion, penser à/chercher d’autres slogans positifs et les afficher dans notre village respectif. Ainsi, soyons solidaires et transformons nos villages, notre pays. Soyons un exemple/une icône pour le Monde. C’est un défi valable. Bonne chance !