A tout bien considérer, la jeunesse est une période indécise de la vie.
Elle se place entre l’enfance et la maturité.
Quand cesse-t-on d’être un enfant ?
Quand est-on un homme mûr ?
Toutes les appréciations sont possibles sur ce point.
On attribue, par contre, à la jeunesse, un certain nombre de qualités telles que l’impétuosité, l’enthousiasme, la foi, la capacité de faire des projets, mais aussi, une certaine intolérance, voire une certaine brutalité dans le propos.
Il y a des jeunes par l’âge qui sont modérés, conformistes et très soucieux d’adhérer au modèle de société, d’entreprise qui leur est proposé.
Il est des vieux par l’âge – mais quand est-on vieux par l’âge ? – qui restent d’éternels utopistes, enthousiastes et révoltés.
La jeunesse, en cela, est donc indéfinissable.
Peut-être faut-il la considérer comme R. Kipling qui écrivait : « La jeunesse est un état d’esprit. »
Alors, la jeunesse n’a plus rien à voir avec l’âge et elle devient une qualité.
Les hommes qui, par nature et par vocation, ont décidé de se faire les défenseurs de la République, de la Laïcité, des Droits de l’Homme, d’une société meilleure et plus éclairée, qui ont décidé de défendre l’utopie parce qu’en la réalisant si peu que ce soit, on fait avancer les choses, sont jeunes.
Alors, peu importe les cheveux blancs, la démarche claudicante, les rhumatismes !
Tant que l’Homme est capable d’imaginer, de réaliser un  acte gratuit et de vivre son enthousiasme, il permet à la Jeunesse de demeurer l’espoir du monde et sa lumière.