L’ancien Chairman de la Corporation nationale de transport (CNT) Ashwin Dookun, appelé à la barre des témoins dans le cadre de l’enquête judiciaire sur l’accident de Sorèze, devait soutenir qu’au niveau du board de la CNT, les membres n’avaient pas approuvé l’achat des autobus Blue Line de la marque Ashok Leyland car ces derniers n’étaient « pas conformes » aux recommandations du board et s’avéraient être « des prototypes ».
L’ancien chairman de la CNT, Ashwin Dookun, a soutenu en Cour que ce sont des délégués de la CNT qui s’étaient rendus en Inde pour l’achat des autobus de la marque Ashok Leyland. Selon lui, les délégués ont approuvé l’achat de prototypes qui n’avaient jamais été essayés auparavant sur la route ; la carrosserie n’était pas conforme aux recommandations de la compagnie. Alors qu’elle aurait dû être une structure en métal galvanisé, elle a été altérée en une structure en fibre plastique. « The fiber has weaker resistance to impact and was highly flammable », a-t-il ajouté. Il a soutenu que le board avait montré des réserves concernant la fiabilité et la qualité de ces types d’autobus. « Il y avait des problèmes à plusieurs niveaux dans cet autobus, surtout par rapport aux caractéristiques des pièces de rechanges qui n’étaient pas celles dont nous avions fait la requête. En Inde, les autobus avec une carrosserie en fibre prenaient feu et avaient été retirés de la route. Nous devions faire de même pour ces autobus qui se trouvaient sur nos routes ». Selon Ashwin Dookun, le fait que l’autobus Blueline a été sévèrement endommagé dans l’accident est dû à cette carrosserie en plastique qui n’était pas conforme aux recommandations de la CNT pour des autobus en structure métallique galvanisée. « Bann délégués CNT zamé ti bizin accepte ene prototype kinn zamé utilisé auparavant », devait-il affirmer.