Maurice accueillera, du 13 au 15 novembre, le 12e colloque VIH/Sida Océan Indien, qui se tiendra à l’hôtel Intercontinental, Balaclava. Cette réunion annuelle, qui aura pour thème « Redynamisons la riposte », est une initiative du ministère de la Santé. Quelque 125 délégués des pays membres de la Commission de l’océan Indien – notamment les Comores, Madagascar, La Réunion, les Seychelles et Maurice – y participeront. D’éminents professeurs de France seront également présents.
La 12e édition du colloque VIH/Sida Océan Indien ouvre ses portes le 13 novembre à l’hôtel Intercontinental, Balaclava. Sur le thème « Redynamisons la riposte », cette initiative du ministère de la Santé – prévue sur trois jours – accueillera 125 délégués venant des pays membres de la Commission de l’océan Indien. Sont aussi attendus d’éminents professeurs de France. Parmi les thèmes qui seront abordés : la transformation de l’épidémie mondiale, les nouvelles recommandations de l’OMS, les tests rapides à orientation diagnostique, mais aussi « le foie, l’alcool, la drogue et le VIH », « la réduction des risques : ça marche ! » ; le VIH et la prison, ou encore « voyage et VIH ».
Ce colloque représente un événement majeur pour tous les acteurs de la lutte contre le sida de la zone océan Indien. Une fois par an, celui-ci se déroule dans l’un des pays membres de la Commission de l’océan Indien. Il permet notamment le partage d’informations médicales, sociales et épidémiologiques, de même que l’actualisation des connaissances sur la prise en charge médico-sociale, le partage sur le niveau des soins et du soutien à apporter aux personnes vivant avec le virus dans les pays de la zone, ainsi que le partage sur des grands sujets liés au VIH, tels la prévention, la banalisation de l’infection, la discrimination des personnes vivant avec le VIH et l’homosexualité. Le colloque facilitera aussi le renforcement du partenariat au niveau des organisations non gouvernementales, la société civile, les acteurs paramédicaux et les religieux.
Selon les chiffres du ministère de la Santé, 5 682 cas de VIH/Sida ont été dépistés fin août 2013, parmi lesquels 1 203 femmes. Le nombre de personnes vivant avec le virus à Maurice est estimé à 10 600. Entre 2006 et 2010, 548 cas étaient dénombrés, soit 46 en moyenne par mois. Le nombre de cas a connu une baisse à partir de 2011, s’élevant à 401, soit une moyenne de 33 cas mensuellement. En 2012, le ministère a enregistré 320 cas, soit une moyenne de 27 par mois. En août 2013, environ 5 690 toxicomanes étaient sous traitement de méthadone tandis que 6 000 avaient adhéré au programme d’échange de seringues.
Le ministère de tutelle a mis en oeuvre une série de mesures de prévention, à l’instar de la formulation du National Multisectoral HIV and AIDS Strategic Framework, la mise sur pied du National AIDS Secretariat – sous l’égide du Bureau du Premier ministre –, l’introduction de stratégies de réduction des méfaits – dont le traitement de substitution à partir de la méthadone et le programme d’échange de seringues –, et la promulgation, en 2007, de la HIV and AIDS Act. Des Day Care Centres pour accueillir les personnes atteintes par le virus ont été, de plus, ouverts dans les cinq hôpitaux régionaux. Un nouveau médicament antirétroviral a aussi été introduit pour les quelque 2 012 patients bénéficiant de ce type de traitement. Par ailleurs, 95 % des femmes enceintes porteuses du virus suivent un traitement pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant.
Les tests de dépistage et les services conseils ont également été décentralisés dans les Area Health Centres et les Community Health Centres. Enfin, le laboratoire de virologie de Candos a été doté de machines pouvant déterminer la charge virale.