L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) avait des soupçons qu’une partie de l’argent du trafiquant de drogue Peeroomal Veeren était blanchie au Champ de Mars. Outre les noms de certains individus proches du monde hippique sur le fameux “karne laboutik”, les hommes de Navin Beekharry disposaient des informations selon lesquelles le caïd a acquis des parts pour l’achat de chevaux en utilisant des prête-noms. Ils ont finalement obtenu hier l’ordre de saisie du cheval Black Parrot, qui court pour le nouvel établissement Preetam Daby, lui-même un ancien jockey au Champ de Mars. C’est Tony Riacca, actuellement en détention pour l’affaire de la saisie de Rs 157 kg d’héroïne dans le port, et sa compagne Natasha Caprice, tous deux co-propriétaires de ce cheval à 50%. L’ICAC soupçonne que c’est Peeroomal Veeren qui lui a remis l’argent pour l’acquisition de l’animal.
Par ailleurs, ce même Tony Riacca, employé comme simple vendeur pour le concessionnaire automobile Sunshine Auto Ltd, et qui loue un appartement de luxe dans le centre de Quatre-Bornes, est également soupçonné d’avoir enregistré des voitures de cette société en son nom, toujours sous les ordres de Peeroomal Veeren. D’ailleurs, une vingtaine de voitures de Sunshine Auto Ltd ont déjà été saisies par la commission anti-corruption. La saisie du cheval Black Parrot ouvre une nouvelle brèche dans ce vaste réseau de blanchiment d’argent issu du trafic de drogue. D’ailleurs, les entraîneurs Simon Jones et Jean Michel Henry ont déjà été entendus par l’ICAC cette année.