L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) a pris note des propos de Me Roshi Badhain dans l’interview parue dans l’édition du dimanche 22 de Week-End. Dans l’intérêt public, l’ICAC voudrait apporter les précisions suivantes :
— L’ICAC a ouvert une enquête de sa propre initiative sur M. Nitesh Ramdharry suite à la parution d’un article dans l’édition du 20 novembre 2012 du Défi Quotidien. La commission s’intéresse à l’origine de la somme de Rs 40 millions que M. Nitesh Ramdharry déclare avoir payée à M. Hemant Bangaleea.
— L’enquête ayant progressé au stade de Further Investigation suite à des documents obtenus, l’ICAC convoque une première fois M. Nitesh Ramdharry le 22 mai 2013.
— N’ayant obtenu aucune réponse, l’ICAC apprend du Passport and Immigration Office le 31 mai 2013 que M. Nitesh Ramdharry se trouve à l’étranger. 
— Entre-temps, l’avocat de M. Nitesh Ramdharry informe la Commission le 8 juillet 2013 que son client se trouve à l’étranger et qu’ils se rendront à l’ICAC à son retour.
— Contacté à nouveau par l’ICAC le 18 novembre 2013, l’avocat de M. Nitesh Ramdharry informe la Commission qu’il est pris par une autre affaire en cour et qu’ils se rendront à l’ICAC à une date ultérieure.
— L’ICAC apprendra par la suite que M. Nitesh Ramdharry a amendé sa version au CCID le 19 novembre 2013, ramenant la somme de Rs 40 millions à Rs 8,7 millions. La Commission attend désormais les retombées de l’enquête de la police avant de poursuivre son enquête.
L’épisode que raconte Me Roshi Badhain, où il avance « ( ) A Maurice, en l’absence de M. Ramdharry, l’ICAC demande au père de ce dernier de venir expliquer la provenance de ces Rs 40 millions qu’il avait déclaré avoir prêtées à M. Bangaleea dans des déclarations au CCID et à la presse. D’après mes renseignements, c’est là que l’histoire contre l’avocat, en l’occurrence moi, commence  »,est ainsi faux.
 Toute communication entre l’ICAC et M. Ramdharry s’est toujours faite à travers l’avocat de ce dernier et le père de M. Nitesh Ramdharry n’a été ni convoqué  ni entendu par l’ICAC. La suite des propos de Me Roshi Badhain concernant l’ICAC est par conséquent dénuée de tout fondement et relève de l’ordre du fantasme.
 La Commission est d’avis que Me Roshi Badhain a droit à ses opinions personnelles. Par contre, il assumera la responsabilité des fabulations contenues dans l’interview. Bien que l’obsession de Me Roshi Badhain à l’égard de la Commission ne soit un secret pour personne, étant donné les circonstances de son départ en 2006, cela n’excuse cependant pas les accusations malveillantes et grotesques formulées à l’égard du personnel de l’institution au fil des années. Par conséquent, l’ICAC se réserve le droit d’entamer les actions légales nécessaires.