Pendant longtemps, et de nos jours encore, cela n’a pas vraiment changé… Le travail n’était point considéré comme une activité noble ; ni même comme nécessaire. Il était en fait pressenti comme étant déshonorant et avilissant. Le travail n’est pas qu’un opprobre, c’est bien pire encore. La Bible ne rapporte-t-elle pas qu’il fut infligé à l’homme comme une pénitence et qu’à la femme était réservée une autre forme de travail associée à une grande douleur pendant l’enfantement? En effet, seuls ceux qui conservaient leurs forces de travail à vendre, autrement dit les prolétaires, étaient soumis au travail; en d’autres termes, ce sont des individus qui vivaient dans les mêmes conditions sombres de vie et de ce fait, vivaient de la même manière, en général plutôt ensemble. Cependant, ces gens formaient une collectivité (ce que j’appellerai ici, une classe) au sein de laquelle, ils croyaient devoir travailler pour subvenir à leurs besoins. Cette classe réputée, inférieure de la société, ayant pris conscience des intérêts et des goûts communs, engendrait des comportements communs auxquels chaque individu songeait à lutter pour soi. Donc, à partir de ce moment-là, seuls les travailleurs, qui auraient la conscience de ladite classe, s’organisaient en conséquence et luttaient contre ceux qui contrôlaient tout l’espace, dans l’espoir de détruire le capitalisme. Néanmoins, la bourgeoisie – dans les hautes sphères de la société dont elle contrôlait tout l’espace –, n’étant pas assujettie au travail lui-même, faisait plutôt asservir les autres, jouissait pleinement du fruit de leur courage, de leur labeur, de leur travail, en fait de leur abrutissement.