Trois hommes, trouvés coupables de vol de diesel dans l’enceinte de l’incinérateur du cimetière municipal de Phoenix, ont bénéficié de la liberté conditionnelle. Cette sentence a été prononcée hier par la magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour criminelle intermédiaire.
Le vol a été commis le 23 mars 2012. Dans une déposition consignée à la police de Vacoas ce soir-là, une inspectrice de la municipalité de Vacoas/Phoenix a déclaré avoir noté la présence, au cimetière municipal, de trois hommes âgés d’une trentaine d’années, lesquels auraient volé 351 litres de diesel, soit pour Rs 14 139 de carburant. À la suite de cette déposition, deux policiers, en l’occurrence les constables Veerapah et Iyasami, se sont rendus sur les lieux. Ils y ont rencontré le gardien du cimetière, qui a confirmé avoir vu trois individus rôder dans les parages, lesquels ont pris la fuite dès qu’ils l’ont aperçu. Le vigile a ensuite conduit les deux officiers de police dans un champ de canne. Là, le PC Veerapah a notamment saisi six seaux en plastique ainsi que deux gallons remplis de diesel. Une voiture, sans chauffeur, a également été repérée en face du cimetière. Après avoir relevé le numéro d’immatriculation, les enquêteurs ont retrouvé son propriétaire, à savoir un habitant de L’Escalier. Ce dernier, âgé d’environ 70 ans, a confirmé que ledit véhicule était bien enregistré à son nom, mais qu’il l’avait vendue à une habitante de la Route Palma, à Quatre-Bornes. Interrogée à son tour, celle-ci a déclaré que c’était son époux, un dénommé Yovin Saminaden, un chauffeur de camion à la municipalité de Quatre-Bornes, qui utilisait la voiture. Ce dernier a alors été interpellé et, lors de son interrogatoire, a fini  par tout avouer, donnant les noms de ses complices, à savoir Louis Didier Christophe Perrine, un aide chauffeur de Vacoas, et Stephan Wong See Chung, un maçon habitant Cité Bassin, à Quatre-Bornes.
Préférant une “conditional discharge” à une peine d’emprisonnement, la magistrate Rangan a imposé aux trois accusés une caution de Rs 25 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 50 000. Les malfrats devront néanmoins ne plus avoir de démêlés avec la justice pendant trois ans, sous peine cette fois de purger six mois de prison.