Année après année, d’aucuns espèrent une décroissance des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Dans moins de vingt-cinq ans, on aura une belle accumulation de gaz. Et la température moyenne de la Terre sera supérieure (de plus de 2°C) à ce qu’elle était avant la révolution industrielle. Cela vous fait une belle jambe de savoir ça lorsque le trafic est bloqué le matin !

Il paraît que l’humanité sera confrontée à des désordres majeurs dans pas longtemps. Entre-temps, elle n’aura pas cessé de gaspiller le capital naturel (diversité biologique, eau douce, air, sol cultivable). Des choses qu’on aurait dû préserver pour les générations à venir. On se trouve complètement désarmé face à un chaos annoncé. Bien pire que les travaux du métro.

Les événements météorologiques extrêmes saperont la santé, et, par rebond, l’activité économique. Avec des records de température entre 45 et 55°C (hypothèse réaliste d’après simulations). Sans oublier la menace d’inondations, toujours plus fréquentes. Et le niveau de la mer qui monte et qui monte sur les côtes. On aura également droit à une multitude de maladies inconnues aujourd’hui. La pollution tue aussi efficacement que la cigarette.
Ajoutons à cela l’effondrement de l’agriculture, dû aux températures trop élevées. Et je ne vous parle pas de pénuries d’eau, de la déstructuration des sols ni de la destruction de la biodiversité. Dégénérescences consécutives à nos propres excès. Il est “évident” que nos honorables dirigeants ont (sûrement) déjà songé à un plan pour parer à cette probabilité ?

Ne faisons pas comme si cela ne nous concernait pas. Nous ne sommes à l’abri de rien.
Ce ne serait pas mal de commencer à en parlementer, honorables kamarad. Certains pourraient y trouver un argument de campagne, en vue des prochaines élections. Faudrait au préalable conscientiser le commun des Mauriciens au sujet de l’écologie et à propos du monde à léguer aux enfants. Il doit bien se trouver quelque député ayant la fibre écologique dans les travées, non ? Ce serait aussi un bon moyen de toucher un certain électorat soucieux de “l’avenir de demain”.

La santé des citoyens mauriciens est-elle suffisamment protégée ? La pollution atmosphérique est aujourd’hui considérée comme un grand risque environnemental pour la santé. Or, les constructeurs automobiles continuent à commercialiser des voitures émettant des gaz toxiques (les fameux oxydes d’azote) en quantité excessive. Ils bénéficieraient d’un “permis de polluer”… Sans doute faudrait-il responsabiliser l’État à propos de la pollution de l’air ?

En attendant, j’entends que l’Afrique du Sud décriminalise la consommation de cannabis à titre privé. Un jugement “historique” rendu par la Cour constitutionnelle de ce pays. La consommation de weeds chez soi ne constituera plus un délit. Sa commercialisation ainsi que sa consommation demeurent cependant interdites dans les lieux publics ! Notons qu’un usage thérapeutique du cannabis est toléré, entre autres, aux Pays-Bas et en Espagne.

Le Canada devrait dans un avenir proche légaliser l’usage récréatif. Ça pourrait bien donner des idées de campagne aux populistes ! Toutefois, la notion de responsabilisation est à tenir en ligne de compte. À un moment où les drogues synthétiques font un carnage, on est amené à se poser des questions sur la répression en vigueur contre le cannabis. Il serait surprenant que des politiciens “modernes” veuillent s’approprier le sujet, nonobstant les vertus thérapeutiques.

Précisons que le cannabis médical ne se fume pas. Il se présente sous forme de gouttes ou de comprimés. Et est administré pour soulager ceux qui souffrent. Avons-nous suffisamment d’ouverture d’esprit pour comprendre cela, dans cette île où l’on cultive aussi la canne à sucre et les préjugés ? Il est des hypocrisies qui n’ont que trop perduré. Demandez donc aux politiciens leur avis sur le communalisme pour en avoir le cœur net !