La Bourse de Hongkong affirme qu'un tel rapprochement créerait un groupe avec « une assise mondiale ». © NICOLAS ASFOURI / AFP

La Bourse de Hong Kong (HKEX) a annoncé mardi qu’elle renonçait à sa tentative audacieuse de rachat du London Stock Exchange (LSE), que la place londonienne avait rejetée mi-septembre.

Dans un communiqué, le Hong Kong Exchanges and Clearing (HKEX) s’est dit mardi « déçu » de devoir retirer sa proposition, mais estimé que c’était dans l’intérêt de ses actionnaires.

« Le HKEX confirme qu’il n’a pas l’intention de faire une offre » pour acquérir le LSE, peut-on lire dans le communiqué.

La Bourse de Hong Kong avait dévoilé le 11 septembre une proposition de rachat de sa rivale de Londres pour près de 32 milliards de livres dette comprise (environ 36 milliards d’euros), en cash et nouvelles actions.

La Bourse de Londres avait rapidement opposé une fin de non-recevoir, faisant état de « problèmes fondamentaux » dans l’offre et rappelant qu’elle était déjà engagée dans l’acquisition de Refinitiv, société de technologies de marchés nord-américaine.

Outre le prix proposé, jugé trop faible, les actionnaires de la Bourse de Londres sont dans l’ensemble favorables à l’acquisition de Refinitiv, une opération bien avancée, que la proposition de Hong Kong impliquait d’abandonner.

Le lien entre la Bourse de Hong Kong et le gouvernement local, qui est aligné sur Pékin, est une autre difficulté, notamment dans le contexte de la crise politique sans précédent qui secoue l’ancienne colonie britannique, avec quatre mois de manifestations quasi quotidiennes.

« Le conseil d’administration du HKEX continue de penser qu’une combinaison du LSEG et du HKEX est stratégiquement impérieuse et créerait un leader mondial », a ajouté la Bourse de Hong Kong.

« En dépit des contacts noués avec un grand nombre de régulateurs et avec les actionnaires, le conseil d’administration de HKEX est déçu de ne pas avoir été capable de convaincre la direction du LSEG du bien-fondé de la réalisation de cette vision ».