Alors que les écologistes de l’Ong Eco-Sud et le collectif “Plateforme Aret Kokin Nu Laplaz” intensifient leur campagne contre le projet hôtelier Le Chaland Resort, à La Cambuse, Georges Ah-Yan, de la « Platform Pou Sov Nou La Plaz » et du Forum des Citoyens Libres, le ministre de l’Environnement Raj Dayal ainsi que des associations citoyennes du sud-est de l’île se sont publiquement prononcés en faveur de ce projet du groupe Currimjee Jeewanjee.
Animant une conférence de presse hier à son bureau, le ministre de l’Environnement, des Urgences en cas de catastrophes naturelles et de la Beach Authority, Raj Dayal, a dit tout le bien qu’il pensait du projet hôtelier Le Chaland Resort, du groupe Currimjee Jeewanjee, à La Cambuse, plage située au sud-est de l’île dans le parc marin de Blue-Bay, non loin de l’aéroport SSR International de Plaisance. « Nous avons obtenu toutes les garanties nécessaires des promoteurs concernant la préservation de l’environnement ainsi que de l’accès à la plage pour les Mauriciens », a martelé le ministre pendant plus d’une heure.
Raj Dayal était entouré entre autres de l’Acting Senior Chief Executive de son ministère, Grish Gunraz Gunesh, de son Permanent Secretary Oomaduth Jadoo, de la directrice du Department of Environnement Dominique Ng Yun Wing, de trois des quatre députés de la circonscription No 12 (Mahébourg/Plaine-Magnien) – à savoir Bobby Hurreeram, Mahen Jhugroo et Thierry Henri –, ainsi que de représentants des promoteurs de Currimjee Jeewanjee, dont Zakir Caunhye.
Raj Dayal a affirmé que « tout est fait dans l’intérêt national et sans aucun préjudice » pour l’environnement. « Gouverman otoriz proze-la pou permet kreasyon demplwa, pou redynamiz lekonomi ek permet enn mouvans vers prosperite ki pou amenn enn pli gran partaz gato nasyonal ! » a-t-il élaboré. Il a ajouté que le projet « bénéficie de la bénédiction du Premier ministre ».
Evoquant une à une les appréhensions suscitées par diverses parties concernant ce projet hôtelier du groupe Currimjee Jeewanjee, le ministre a donné l’assurance que toutes les considérations écologiques, environnementales et autres ont été tenues en ligne des comptes. Il a également élaboré sur les facilités que les promoteurs aménageront sur la plage de La Cambuse pour en faire « une plage 5 étoiles » : une meilleure route d’accès, l’installation de points d’éclairage, des facilités de toilettes, des coins barbecue, la construction de miradors pour la sécurité des baigneurs ainsi que la plantation de pas moins de 10 000 cocotiers et autres plantes endémiques, entre autres. « Seki zoli, se ki tou sa pe gagne kado », s’est-il félicité.
Georges Ah-Yan, de la Platform Pou Sov Nou La Plaz et du Forum des Citoyens Libres s’est dit pour sa part « satisfait » des garanties que le ministre a obtenues des promoteurs quant à la préservation du cachet naturel et de l’accès du public à la plage de La Cambuse après la construction du Chaland Resort. Il a rappelé avoir effectué la veille une descente sur les lieux, à La Cambuse, en compagnie du ministre et des promoteurs, entre autres.
Un peu plus tard, un regroupement des forces vives de la région du sud-est ont animé à leur tour une conférence de presse à Port-Louis pour soutenir le projet hôtelier Le Chaland Resort du groupe Currimjee Jeewanjee. Ce regroupement est composé de représentants du Conseil de Village de Camp-Carol et de ceux du Conseil de Village de Planies-Magnien, ceux des forces vives de Kenya (Camp-Carol) et de Plaines-Magnien, de la Helpful Women Welfare Association et ceux des Youngters Club Association. « Nous voulons publiquement dire que nous sommes en faveur de ce projet hôtelier. Sa proze-la li en plis pou nou landrwa, li pou kree lamplwa pou nou bann zenes ek nou finn gagne garanti ek bann promoter ki zot pou respekter la plaz La Cambuse ek lanvironma ! » a en substance affirmé leur porte-parole, Rakesh Kumar Foolchand.
Par ailleurs, dans un communiqué de presse émis après la visite du ministre Dayal à La Cambuse mercredi, EcoSud et le collectif “Aret Kokin Nu Laplaz” persistent et signent sur le fait que ce projet aura un « effet destructeur » sur le parc marin de Blue-Bay (voir encadré).