• « Le ministère devrait mieux informer les consommateurs quant aux risques », selon Mosadeq Sahebdin

L’importation des “hoverboards”, ces engins vendus dans des magasins de jouets et qui, depuis quelques années, constituent chez les ados un des produits les plus demandés, « n’a pas été soumise au Mauritius Standards Bureau (MSB) pour qu’ils soient testés ». C’est ce que dénonce la Consumer Advocacy Platform (CAP), qui alerte sur l’absence de contrôle sur la sécurité de ces produits. Le magazine français “60 Millions de Consommateurs” met également en garde contre ce produit « qui peut s’avérer explosif ».

C’est en se basant sur les informations du magazine 60 Millions de Consommateurs que la CAP a décidé d’initier une enquête. Selon le président, Mosadeq Sahebdin, alors que l’importation des jouets est contrôlée et nécessite une autorisation du MSB, les “hoverboards” « n’ont pas été soumis à cet organisme pour être testés, et encore moins un quelconque certificat de sécurité aurait-il été produit » en vue de faciliter le dédouanement. « Pourtant, les “hoverboards” sont vendus dans des magasins de jouets à des prix variant de Rs 8 900 à Rs 12 000 ».

Une étude de projet de normalisation par la Commission électrotechnique internationale (IEC) a permis de confirmer que ces engins ne sont pas des jouets. « L’organisme international de normalisation fait mention de dispositif de transport personnel auto-équilibrés destinés à fonctionner avec des accumulateurs alcalins ou autres accumulateurs à électrolyte non acide. »

La CAP dénonce le fait que ces “hoverboards” soient utilisés comme des jouets pour enfants. Après s’être enquis auprès de la douane quant à la description sous laquelle ces produits ont été dédouanés, « il nous a été confirmé que ces produits sont classifiés sous le HS Code 8712, dans la catégorie des bicyclettes, ce qui explique pourquoi ils ne sont pas passés par le MSB ».

La CAP poursuit : « Le ministère du Commerce et de la Protection des consommateurs devrait mieux informer les consommateurs quant aux risques de ces engins. La CAP demande que des règlements soient publiés en vue d’interdire la vente des “hoverboards” dans les magasins de jouets. »

Selon le magazine 60 Millions de Consommateurs, en date du 12 décembre 2018, « comme tous les engins dotés d’une batterie au lithium, il peut être l’objet de dysfonctionnements occasionnant – dans de rares cas, heureusement ! – un choc électrique ou un départ de feu ».

Par ailleurs, on lit : « Depuis début 2017, nous avons recensé plus d’une dizaine d’incendies mettant en cause un “hoverboard” (…) En février dernier, l’hoverboard d’Adrien de la marque Revoe, acheté chez Carrefour, prend feu dans la cuisine d’été où il était stocké. L’appareil n’était pas en charge mais il s’est consumé, occasionnant 10 000 euros de dégâts. Le modèle concerné (référence 551028) a finalement été rappelé par la marque à la fin du mois d’août. »