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« Les prix doivent baisser d’au moins 5 % chez un millier de revendeurs », soutient la Consumer Advocacy Platform (CAP). Pour elle, « les consommateurs qui achètent des appareils électroménagers et autres meubles à crédit, et cela par le biais de CIM Finance, doivent bénéficier d’une baisse d’au moins 5 % sur les prix depuis le 15 novembre dernier, date de l’entrée en vigueur des engagements pris par CIM Finance d’après un haut cadre de la Competition Commission sur la mise en application des undertakings de l’agence de financement du crédit ».

Reprenant les dires de la CCM, la CAP rappelle que la mise en application des undertakings pris par la CIM Finance devrait impacter sur un millier de petits et moyens commerces vendant à crédit. Selon ces engagements, la CIM Finance pourra percevoir un maximum de 8 % sur les commissions imposées aux revendeurs. La CAP avait, rappelons-le, provoqué une enquête de la CCM sur les pratiques anticoncurrentielles liées au merchant discount de CIM Finance. La CAP avait soutenu en juillet 2015 que CIM Finance avait augmenté ses commissions de 9 % à 12 % sur les électroménagers et de 12 % à 15 % sur les meubles, privant ainsi les consommateurs des avantages consentis par le ministre des Finances en baissant le taux d’intérêt de 19 à 12 %.

« La baisse de ces commissions devrait entraîner une baisse sur les coûts de transaction pour un millier de revendeurs. Tout comme ils passaient aux consommateurs les coûts des transactions dus aux commissions exorbitantes de la CIM Finance, les revendeurs devront pouvoir faire profiter aux consommateurs la baisse dans leurs coûts de transaction. Selon la CCM, les prix des produits achetés à crédit devront chuter de 5,35 % en moyenne ».
La CAP ajoute que « la réduction des prix chez les petits et moyens commerçants devrait exercer une nouvelle pression sur les prix, ce qui devrait entraîner une réduction des prix chez les grands commerçants. Les consommateurs auront ainsi, selon la CCM, un plus grand choix, avec les produits vendus à crédit plus accessibles ».

La CAP souligne que, selon l’article 64 de la loi, la Commission de la concurrence assurera un suivi sur l’engagement pris par CIM Finance. « La CCM devra assurer une surveillance de la mise en application des engagements. De plus, la loi permet à la CCM de chercher auprès d’un juge un ordre contraignant où elle estime qu’une entreprise a failli dans la mise en application de ses engagements ».