« Stop au cancer et à la pollution de notre environnement ! »C’est le cri du coeur lancé par les habitants de La Caverne, Vacoas, qui s’opposent à la construction d’une usine de plastique dans leur localité. Pour cause, une telle démarche représente une menace directe à l’environnement et à la santé publique. Réunis au sein de la Rosunber View Association, les habitants, qui ont déjà contesté ce projet devant la municipalité de Vacoas-Phoenix et le Tribunal de l’Environnement, ont effectué un constat des lieux hier après-midi. L’objectif : rallier un maximum de personnes à leur cause en vue de soutenir l’affaire qui devrait être entendue à nouveau devant le Tribunal de l’Environnement le 3 décembre. Ils souhaitent aussi informer les habitants de la région des potentiels dangers qui guettent leur environnement et la santé de leur enfants.
Depuis juin 2011, les membres de la Rosunber View Association (RVA), regroupant les habitants de trois morcellements situés à La Caverne, Vacoas, militent contre le projet de construction d’une usine de plastique dans leur localité. Une localité décrétée zone résidentielle mais dont une parcelle de terrain aurait été identifiée par un promoteur, qui compte plusieurs autres usines à son actif, pour y installer une usine de plastique. Pour les habitants du Morcellement Ber et ceux des régions avoisinantes,“il est hors de question que cette usine s’installe près de nos maisons. Nous ne mettrons pas la santé de nos enfants en danger et nous ne laisserons personne dégrader notre environnement.”
Si le plastique est un élément nocif à l’environnement, les produits chimiques qui le composent sont encore plus nocifs pour la santé, font ressortir ces contestataires. Et de rappeler les risques sanitaires derrière un tel projet, dont le cancer.“Nous ne sommes pas contre les projets de développement, mais que ces projets se fassent loin de notre résidence et ne mettent pas nos vies en danger”, disent-ils.
Ils font ressortir que leur lutte date de deux ans. C’est par pur hasard qu’ils ont appris qu’une usine de plastique devait être construite à quelques mètres de leur résidence, dans une zone hautement résidentielle. “L’écriteau pour notifier le public avait été mis en face d’un terrain vague, hors de la vue des habitants. C’est un de nos voisins qui l’a vu par hasard qui nous a prévenus. Depuis, nous nous battons pour interdire ce crime”, disent-ils.
Et de faire ressortir que lorsqu’ils ont acheté leur terrain pour construire leur maison, il était clairement spécifié que ces morcellements sont résidentiels. “Aujourd’hui, avec ce projet, non seulement notre santé est en danger, mais notre environnement va se dégrader et nos résidences vont perdre de leur valeur”, disent-ils.
En dépit du délai dépassé pour contester ce projet auprès de la municipalité de Vacoas-Phoenix, les membres de la RVA ont sollicité des explications auprès du conseil municipal. S’ils ont eu l’occasion d’exprimer leurs griefs lors d’un Hearing Committee, ils ont été informés que le promoteur a reçu son Preliminary Environmental Report (PER) du ministère de l’Environnement. D’où la contestation des habitants de La Caverne auprès du Tribunal de l’Environnement. Les allées et venues devant ce tribunal durent depuis deux ans. La prochaine comparution devant le magistrat est prévue le 3 décembre.
À ce jour, les membres de RVA ont recueilli des centaines de signatures pour appuyer leurs griefs. Hier après-midi, en marge d’une réunion de mobilisation, un constat des lieux a été effectué sur le site prévu pour l’installation de cette usine de plastique. Les habitants des morcellements de La caverne se sont mobilisés en grand nombre pour constater de visu la proximité de cette usine avec leurs résidences. Un constat qui n’a fait qu’accentuer leurs craintes. Mais ces citoyens ne désespèrent pas. Ils comptent tout mettre en oeuvre pour contrer ce projet, rappellent-ils, dont l’impact tant sur la santé humaine et l’environment est conséquent.