Le Central CID enquête sur un réseau qui écoulerait de faux permis de conduire à travers l’île. Environ 500 de ces faux documents ont été saisis hier et trois suspects ont été arrêtés à Stanley et Port-Louis.

L’affaire a éclaté lors d’une patrouille effectuée dans la capitale. Une équipe de l’ADSU avait alors intercepté Jamil Mohammed Hossennee (23 ans) et Sivajee Arumugum (31 ans), des patients sous traitement de méthadone. Les policiers les ont alors fouillés et sont tombés sur de faux permis que le duo vendait pour « trass enn lavi ».

Interrogés sur la provenance de ces faux documents, les deux habitants de Stanley ont d’abord gardé le silence. Ils ont ensuite été remis à l’équipe de Devanand Reekoye. À nouveau questionnés, ils ont cette fois donné le nom de d’un certain Mohammed Ameer Sk-Heerah, âgé de 29 ans.

La police a alors débarqué au domicile de cet habitant de Carreau-Laliane, Vacoas, où ils ont mis la main sur des centaines de faux permis de conduire, ainsi que de papier utilisé pour la fabrication de ces documents. Aucune imprimante n’a cependant été retrouvée chez ce suspect.

Dès lors, les enquêteurs soupçonnent qu’il n’est qu’un distributeur de ce réseau de faux documents, ces derniers étant par conséquent fabriqués ailleurs.

La police a noté que la matière utilisée pour les faux permis ressemble à celle utilisée pour les vrais, sans compter que les documents contrefaits portent même le tampon de la police.

À ce stade, les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse et comptent solliciter l’aide de la Traffic Branch. Dans un premier temps, le CCID vérifiera les numéros d’identification des faux documents. La police ne sait pas encore combien de faux permis ont été écoulés par ce réseau.

Une source aux Casernes centrales avance que « c’est un gros dossier qui est entre les mains du CCID ».

L’interrogatoire des trois suspects n’avait pas encore débuté hier, étant donné que les procédures pour leur arrestation ont pris du temps. Ils ont été placés en détention à la prison d’Alcatraz hier soir.

Jamil Mohammed Hossennee, Sivajee Arumugum et Mohammed Ameer Sk-Heerah devaient être traduits en justice ce jeudi, où une accusation provisoire de “forgery” devait être retenue contre eux. Le CCID prévoit d’autres arrestations.