«What does autonomy of sport mean? Let me first say what it does not mean: It  does not mean that we are above the law or that we should not be expected to  adhere to principles of good governance. It simply means that the world of sport  and sports administration should be free from direct political or government interference.
It means that governments should not interfere with fair elections for National  Olympic Committees, or seek to force the selection of coaches or athletes. We should be allowed to freely form sports organisations, federations and clubs. We  should be allowed to freely determine the rules of sport, and to establish  structures and procedures for the practice of sport.
 The autonomy of sport is grounded in the unique nature of sport. Sport is a global endeavour that is built on globally accepted norms of fair play and fair competition. It is easy to see how political interference could upset that accepted  ethos.
I want to stress again that we fully recognise and accept the need to act within the framework of national and local laws, which  when approved,  must take into  consideration the international sports laws (in accordance with the Olympic Charter) in order to avoid any potential future conflict.» C’est l’extrait du discours qu’a prononcé le président du CIO, Jacques Rogge,  le 23 octobre 2010 à Acapulco au Mexique.
C’était à l’occasion du First World Olympic Sport Convention entre le mouvement sportif mondial et les gouvernements. Annoncé au départ, le ministre de la Jeunesse et des Sports n’a pu faire ce déplacement puisqu’il se trouvait en Inde à la même époque dans le cadre des Jeux du Commonwealth. Par contre, le président du Comité Olympique Mauricien, Philippe Hao Thyn Voon,était bien présent. Cependant il est dommage que les deux hommes ne se sont pas rencontrés après cette réunion pour discuter des tenants et  aboutissants de cette réunion. Il va sans dire que les relations tumultueuses, à la limite conflictuelle, entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et le Comité Olympique Mauricien, qui en maintes occasions se sont transformées en un duel direct entre Devanand Ritoo et Philippe Hao Thyn Voon, auraient pu être évitées ou même temporisées. La cuillère de bois.
C’est surtout après les 8es Jeux des Iles aux Seychelles que la situation a commencé à se dégrader entre les deux parties. Déjà dans la chaleur des Seychelles, les esprits ont commencé à se chauffer et la rumeur de la création d’une association des présidents des fédérations olympiques avec en tête le trio Fakun, Basanta Lala et Doreen Tiborcz, était mal perçue par le ministre Ritoo. Ce dernier, avec raison,  voyait dans cette association une démarche pour tirer à bout portant sur sa personne. Les événements qui ont suivi par la suite ont fini par donner raison au ministre.
Cependant le soudain et inattendu éclatement de la Fédération mauricienne de Natation (FMN) en septembre alors que les 10es Jeux d’Afrique battaient son plein à Maputo au Mozambique, qui a provoqué la mise en place d’un Caretaker Committee, qui déclencha les premières hostilités. Le COM, aidé par l’ex-présidente de la FMN, jouera à  fond un point qui tournera en sa faveur face à la FINA à savoir la non-consultation avec le COM. Dans la même foulée éclate l’affaire de la MFA où Vinod Persunnoo s’est vu destituer comme président par un groupe de 8 dirigeants. Dans cette affaire, le président du COM devait commencer à parler de main invisible et d’ingérence dans les affaires des fédérations. Durant tout le mois d’octobre, il ne se passait pas une semaine sans que le président du COM ne tienne une conférence de presse pour tirer à boulets rouges sur le ministre. Dans la foulée, le dossier des amendements du Sports Act refera surface et là encore, on notera le courrier très sévère du COM au ministre Ritoo et dans lequel il fut évoqué que le ministre «is closely monitoring».
Alors que de son côté, le ministre n’a pas hésité lui aussi de s’en prendre au COM. Mais avec beaucoup plus de subtilité. Devanand Ritoo devait évoquer «les gens qui mettent de l’huile sur le feu» ou «le brouhaha de deux ou trois personnes.» Le paroxysme de cette relation tendue entre le COM et le MJS devait être atteint lorsque 4 personnes (Doreen Tiborcz, Nunkishor Fakun, Vimal Bassanta Lala et Richard Papi) tiennent une conférence de presse le 25 novembre pour clouer au pilori le ministre.
Conséquence, Philippe Hao Thyn Voon et Devanand Ritoo s’évitent et se regardent en chien de faïence. Il aura fallu que des «mains invisibles» agissent dans l’ombre pour que le dégèle s’installe. Une première étape fut franchie avec l’accord — qui ne tient plus cependant — entre le MJS et le COM sur le dossier de la FMN. Puis, il y eut la rencontre, loin des caméras et des journalistes, entre les deux hommes au siège du MSC à Belle-Rose.
Néanmoins depuis, les choses n’ont pas beaucoup évolué…