Le cas des enfants internés à l’hôpital Brown Sequard a suscité hier l’intérêt de plusieurs parlementaires de l’Opposition, en l’occurrence Françoise Labelle, Lysie Ribot, Alan Ganoo, Leela Devi Dookun-Luchoomun, Maya Hanoomanjee et Pravind Jugnauth qui ne lâchent pas l’affaire en vue d’acculer la ministre du Développement de l’enfant au sujet de la gestion de ce dossier. Mireille Martin s’est défendue en déclarant avoir fait tout son possible pour trouver la meilleure solution pour abriter ces jeunes et qu’au 24 mars, aucun enfant y était admis.
À la question parlementaire de la députée Lysie Ribot, Mireille Martin a expliqué que les enfants concernés avaient été admis à l’hôpital Brown Sequard pour recevoir un traitement, cela sous avis médical. La ministre du Développement de l’enfant a aussi détaillé la liste des shelters – neuf au total – d’où viennent ces jeunes, depuis 2005. Elle a déposé un document contenant le nombre d’enfants, leur âge et leur date d’admission et de discharge. Au 24 mars, indique Mireille Martin, il n’y avait aucun enfant interné à l’hôpital Brown Sequard, sur ordre de la cour.
Maurice n’étant pas dotée de centres spécialisés pour accueillir des enfants souffrant de retard mental, de troubles de comportement, entre autres, ceux admis à l’hôpital Brown Sequard ont été recueillis à leur décharge par des shelters. En contrepartie, Maya Hanoomanjee voulait savoir si le personnel de ces établissements sont suffisamment formés, surtout après qu’un enfant aurait récemment mordu un membre du personnel. « C’est pourquoi initialement les shelters n’arrivaient plus à gérer ces enfants en raison de leurs comportement dangereux pour eux-mêmes et pour les autres résidents », répond Mireille Martin. C’est sur une base humanitaire, poursuit-elle, qu’ils ont accepté de les accueillir à nouveau. Leela Devi Dookun-Luchoomun voulait quant à elle savoir si ces enfants bénéficieront d’un traitement approprié. Ce à quoi la ministre a répondu que ces établissements ont adressé une liste de leurs différents besoins à son ministère qui sollicitera, à son tour, le ministère des Finances afin de trouver le financement nécessaire.