Une étoile s’étiole dans la galaxie. Tandis que s’amenuise une influence jusqu’à hier incontestée. Les planètes en orbite s’éloignent de leur centre d’attraction. Seuls les astéroïdes de petite taille sont soumis à sa loi gravitationnelle ; les planètes d’envergure ont adopté un autre cycle. L’harmonie dans la galaxie mauve est grandement compromise. Peut-être est-elle déjà condamnée à un éclatement programmé. Somme toute salutaire pour la régénération du cosmos politique ?
Observation des astres. Le phénomène de délitement des planètes est observé depuis quelques années déjà, avec l’éloignement de Jayen. Planète la plus proche du pôle d’attraction, et prenant chaque cinq ans une coloration rougeâtre. Ceci dépendant des conjonctures célestes. L’équilibre du système ne s’en retrouva pas grandement perverti. Les désastrologues situent le début de la fin aux environs de cette période. À ce moment personne n’avait vu venir une défection majeure : Ivan allait changer le cours de son évolution pour graviter sous l’influence d’un soleil qu’on croyait éteint. Sera-ce un jour le cas du London Star, lorsque sera franchi ce passage sombre après un cheminement sur les avenues du pouvoir ? Seul le peuple répondra au moment opportun…
Ne sautons pas du coq à l’âne. Alan aussi a changé de trajectoire. Après Ivan voilà qu’une autre pointure choisit de s’orienter vers une direction autre. Qui sera le prochain sur la liste après les Barbier, Lesjongard, Ramano & Co ? Steeve peut-être serait partant. Le leader avait promis un grand nettoyage au Karcher mais semble vouloir à présent nettoyer sa propre écurie. Quitte à faire le vide autour de sa personne, et de s’entourer de Yes Men ne jurant que par les volontés du camarade leader ? Dieu seul sait combien de temps Bhagwan tiendra bon au poste. Il est le dernier des dinosaures, si je ne m’abuse.
Le pays a besoin d’une opposition crédible et cohérente afin que le gouvernement fonctionne au mieux. La guéguerre commence franchement à tourner au ridicule. Voilà ce qui se passe lorsque la relève d’un parti n’est assurée que par du vent, et repose véritablement sur une seule personne. Tout cela a de quoi sérieusement donner à gamberger. Qu’adviendra-t-il de la cohésion gouvernementale si malheur devait survenir ? Un chamboulement national…
Trêve de fatalisme. Le 1er mai nous réserve peut-être une (bonne) surprise. Sait-on jamais.