Un Compensation Fund pour venir en aide aux clients du Super Cash Back Gold et du Bramer Asset Management. C’est ce que recommande le président de la Fédération des Syndicats du secteur public, Rashid Imrith, lors d’une conférence de presse vendredi matin à Port-Louis.
« Cette affaire est une bombe à retardement. Au lieu de trouver des solutions, on crée davantage de problèmes», a soutenu le président. Ce fonds, selon lui, a toute son importance pour que le gouvernement puisse payer les clients qui ont investi leur argent dans les deux plans. Pour la mise en place de ce fonds, Rashid Imrith demande que l’Assemblée nationale se réunisse en urgence. Le premier financement de ce fonds, selon lui, débutera à travers une taxe de 1% sur les revenus du secteur financier. Accusant la Financial Services Commission d’avoir une part de responsabilité dans l’affaire BAI, il demande que le gouvernement enlève Rs 1 milliard des fonds du régulateur pour l’investir plutôt dans le Compensation Fund. De plus, il propose que la FSC injecte Rs 350 millions annuellement dans le fonds.
Au sujet d’une rumeur selon laquelle le gouvernement puisera Rs 2 milliards du NSF/NPF, le président de cette fédération exprime sa forte désapprobation. « Il n’est pas question que l’État prenne l’argent des travailleurs qui contribuent dans ces deux fonds », affirme-t-il.
Pour Rashid Imrith, le gouvernement doit veiller à ce que d’autres plans comme deux de la BAI ne surgissent pas à l’avenir. En ce sens, il demande au gouvernement d’amender la Limited Liability pour les entreprises qui conservent l’argent des clients.
Sous le rapport du Pay Research Bureau, le syndicaliste a déploré qu’aucune directive n’ait été donnée à cette instance pour la préparation du prochain rapport. «Nous exigeons la publication du prochain rapport en octobre 2019 pour sa mise en application en janvier 2020 », a-t-il dit. Rashid Imrith soupçonne un hidden agenda du Bureau du Premier ministre pour retarder le rapport. Il lance un défi au gouvernement de rendre le rapport en octobre 2019, sinon une action militante sera déclenchée, dit-il.
Concernant le National Wage Consultative Council, il déplore une campagne qui serait menée par le président faisant croire qu’avec Rs 8000 une personne pourra avoir une vie décente : « Le salaire devrait être dans la fourchette de Rs 18 000 à Rs 20 000 pour tous les employés du pays. »