D’autre part, pour le rassemblement alternatif du 1er mai à Beau-Bassin, Rezistans ek Alternativ prévoit de mettre au point sa stratégie en vue de saisir la Cour suprême d’un Constitutional Case sur la réforme du système électoral comme suggéré dans les attendus du jugement du Judicial Committee of the Privy Council en décembre dernier.
La cacophonie régnant sur les lignes desservies par les autobus et les difficultés rencontrées par le public voyageur le 1er mai avec un grand nombre de bus monopolisé par les deux principaux blocs politiques n’ont pas laissé insensibles les animateurs de CSG-Solidarité. Pour dénoncer cet état de choses, le secrétaire de cette confédération syndicale s’est rendu, hier matin, au poste de police des Casernes centrales pour consigner une déposition et pour réclamer des mesures correctives en vue de ne pas pénaliser le public voyageur le 1er mai.
« Fort de l’expérience dans le passé, comme le 1er mai de l’année dernière où sur les 522 autobus, la CNT avait consacré 416 aux partis politiques ou encore cette année où le PTr/PMSD et le MSM/MMM annoncent avoir mis le grappin sur pas moins de 800 autobus  pour transporter leurs partisans à leurs rassemblements respectifs, nous pensons que les autorités ont le devoir d’agir pour protéger les intérêts de ceux qui doivent voyager ce jour-là », ont fait comprendre à Week-End Serge Jauffret et Ashok Subron./
« Le 1er mai de l’année dernière, la CNT avait dû supprimer ses services Express faute de bus et sur les autres lignes, les passagers ont dû attendre jusqu’à quatre heures pour avoir un bus. Il est temps qu’un terme soit mis à cette situation qui est devenue de plus en plus insensée. Nous demandons à la police de prendre les mesures au terme de loi pour éviter toute répétition », poursuivent ces deux syndicalistes.
CSG-Solidarité dénonvent également la complicité et la complaisance de la National Transport Authority, organisme détenant les pouvoirs pour assurer un service de transport en commun convenable et pour octroyer des permis Special Route. Dès demain, une correspondance rappelant au commissaire de la NTA ses responsabilités lui sera adressée.
« La NTA doit s’assurer que les paramètres de la loi soient respectés par les différents opérateurs dans le transport en commun. La NTA ne peut se comporter en complice des partis politiques en participant au sabotage du système du transport en commun le 1er mai. Avec les réservations des autobus par les millions des deux principaux blocs politiques, c’est toute la population, qui est tenue en otage », lâchent les représentants de CSG-Solidarité.
D’autre part, le mouvement syndical et les organisations citoyennes organiseront pour le 1er mai à Beau-Bassin un rassemblement alternatif avec pour thème « Rupure:Vers une nouvelle République, respectueuse des droits des travailleurs ». A cette occasion, Rezistans ek Akternativ, qui a fait de l’élimination du communalisme dans le système politique son cheval de bataille, se prépare à passer à une nouvelle étape.
Les animateurs de Rezistans ek Alternativ prévoient de faire état lors du rassemblement de Beau-Bassin des derniers développements par rapport au Constitutional Case devant la Cour suprême pour réclamer l’élimination de la déclaration ethnique sur le Nomination Form des candidats aux élections législatives. Ils pourrauent également être appelés à commenter le même cas qui est dans l’attente d’une décision du Comité des Droits de l’Homme des Nations unies.
La manifestation alternative de Beau-Bassin pour la Fête du Travail se déroulera en différentes parties, avec les interventions se déroulant entre 11 heures et 12 heures 15 de même que des concerts et autres manifestations culturelles avec la participation des artistes engagés et un carrefour Solidarité-Artistique animés par différents groupes synducaux et citoyens de 9 heuresà 16 heures.
« La Fête du Travail a été détournée et dévidée de son essence. En principe, c’est une journée marquant la lutte pour l’émancipation des travailleurs de toute forme d’exploitation. Avec le rassemblement de Beau-Bassin, nous tenterons de réapproprier le sens authentique de ce jour historique », ajoutent Ashik Subron et Serge Jauffret.