La fête Eid ul-Adha, aussi appelée Bakreid, est célébrée par la communauté musulmane ce lundi. Elle est l’une des deux fêtes les plus importantes du calendrier musulman, l’autre étant l’Eid ul- Fitr.

L’Eid ul-Adha, le 10e jour du mois islamique Zul Hijah, qui coïncide aussi avec la conclusion du pèlerinage à La Mecque, commémore en effet le sacrifice du prophète Abraham, qui avait, en guise de soumission à Dieu, accepté d’égorger son fils unique, Ismael. Ce dernier a toutefois été épargné, selon les récits islamiques, quand Dieu, satisfait de la soumission d’Abraham à son ordre, l’a substitué au dernier moment par un mouton, qui servira d’offrande sacrificielle. C’est en mémoire de ce geste que les musulmans du monde entier célèbrent l’Eid ul-Adha.

Les familles de la communauté musulmane sacrifient alors un animal (mouton, chèvre, bovin ou chameau) le jour de cette fête après une prière spéciale dite le matin dans les mosquées et un sermon de l’Imam. L’abattage de l’animal, le “Qurbani”, a lieu par la suite. Selon les règles islamiques, un total de sept personnes ayant les moyens financiers peut contribuer pour avoir sept parts égales de l’animal en question, s’il s’agit d’un boeuf, par exemple. Les parts du “Qurbani” varient entre Rs 10 000 et Rs 13 000, dépendant du poids de l’animal acheté.

Les animaux embarqués pour les besoins de ces sacrifices religieux doivent, selon les critères islamiques, être traités avec respect jusqu’à l’abattage, notamment en leur fournissant à manger et à boire jusqu’au dernier moment. Les viandes des animaux mâles sacrifiés, principalement des boeufs à Maurice, sont ensuite divisées en plusieurs parts puis partagées.

Selon le Mowlana Zaheer Peerbux, « les musulmans célèbrent l’Eid ul-Adha après que le prophète Mohammad ait enseigné à ses compagnons de perpétrer la commémoration du sacrifice du prophète Abraham, dont Dieu a été satisfait ». Le Mowlana avance qu’il est recommandé aux musulmans de porter des habits neufs pour la prière spéciale ainsi que de faire des louanges spéciales de Dieu. Il explique qu’une partie est destinée « aux pauvres et à ceux dans le besoin, une autre aux amis ainsi qu’aux parents, et la troisième partie est destinée à celui qui observe le sacrifice ».

Une fois l’abattage des animaux complété et les restes enterrés, les familles musulmanes consomment alors ces viandes dans la ferveur entre proches et amis, le biais du fameux “biryani” figurant notamment au menu, et procèdent à la distribution. L’Eid ul-Adha est célébré sur trois jours et les sacrifices peuvent se dérouler jusqu’au 13e jour du mois Zul Hijjah. En parallèle, ceux qui se sont rendus à La Mecque cette année sont en passe de terminer leur pèlerinage, le Hajj. Le nouvel an islamique débute à la prochaine nouvelle lune.