Les perspectives en vue du développement de la filière fruitière locale a fait l’objet, jeudi, d’une conférence publique de Mme Nirmala Ramburn, Principal Research Scientist de l’Agricultural Research & Extension Unit (AREU) à la Farmers Training School de Wooton.
Selon Mme Ramburn, Maurice dispose d’un patrimoine de fruits rares souvent riches en valeur nutritive et qui ont aussi, parfois, des propriétés médicinales. Lors de cette conférence qui s situe dans le cadre du programme de vulgarisation de l’AREU, la scientifique a fait l’historique de l’introduction de certains fruits à Maurice. Elle devait, aussi, parler des effets du changement climatique sur la production fruitière dans l’île.
A Maurice où la filière fruitière est considérée comme un sous-secteur compte tenu de l’importance historique, chez nous, de la culture cannière, seulement quelque 2500 tonnes de fruits frais — ananas et letchi, en particulier — ont été exportés en 2010 par rapport à des importations de fruits de l’ordre d’environ 18,000 tonnes. Le fruit local qui est le plus consommé chez nous demeure, par ailleurs, la banane. D’autres fruits du pays connaissent une chute dans leur production avec, pour conséquence, une baisse de consommation.
Les recherches ont, d’autre part, confirmé qu’hormis la fraise, des fruits connus importés tels la pomme, la poire ou la pêche ne peuvent être cultivés sur une échelle commerciale à Maurice. Selon l’AREU, il existe, en revanche, une cinquantaine de fruits divers dont la culture s’apprête bien à Maurice et qui peuvent être cultivés sur une plus grande surface en vue d’une augmentation de la production. Pour Mme Ramburn, avec une stratégie intelligente et la bonne maîtrise des techniques culturales, la filière fruitière est susceptible de s’imposer comme un créneau exploitable, d’une part, pour la sécurité alimentaire sur le plan local et, d’autre part, pour accroître l’exportation.