La Fédération des travailleurs unis (FTU) a alerté le ministère du Travail sur la décision de la Compagnie sucrière de Bel-Ombre d’imposer la présentation de la carte d’identité biométrique sur le lieu de travail. Celle-ci devant être scannée pour la prise de présence, le syndicat est d’avis que les données biométriques qu’elles contiennent ne sont plus privées. Or, celles-ci sont protégées sous la Data Protection Act, rappelle-t-il.

Selon le négociateur, Atma Shanto, le 25 octobre, des travailleurs de la section “landscaping and gardening”, affecté à Villas Valriche, ont appris qu’ils devront dorénavant présenter leur carte d’identité pour avoir accès à leur lieu de travail. « On leur a dit que la carte sera par la suite scannée pour la prise de présence. Or, les cartes d’identités contiennent des données biométriques qui appartiennent au détenteur, et qui sont donc privées. Celles-ci sont d’ailleurs protégées sous la Data Protection Act. » Jusqu’ici, c’est le superviseur qui prenait les présences.

Les travailleurs concernés ont refusé de présenter leur carte d’identité biomé- trique. À la demande du syndicat, ils se sont rendus au poste de police de Che- min-Grenier ainsi qu’au bureau de l’emploi de la localité pour porter plainte contre cette décision de leur employeur. Ce dernier leur a toutefois donné jusqu’au 30 octobre pour se soumettre aux nouveaux règlements. La FTU es- time qu’il s’agit d’un « acte illégal » et demande au ministère de réagir.

Atma Shanto précise que les lois du travail donnent au Permanent Secretary le pouvoir d’agir quand il y a quelque chose d’illégal. « J’espère qu’il va utiliser son pouvoir pour agir dans ce cas précis. »