La Government Services Employees Association (GSEA) demande au gouverne- ment de revoir la compensation salariale de Rs 200 pour les personnes percevant jusqu’à Rs 50 000, prenant en considération le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Radakrishna Sadien estime que les consommateurs ne pourront acheter grand-chose avec cet argent. Par ailleurs, il réclame que le réajustement salarial prenne effet à compter de janvier 2018, comme pour l’introduction du salaire minimum.

La GSEA ne cache pas son mécontentement face à l’annonce d’une compensation salariale de Rs 200 pour ceux touchant jusqu’à Rs 50 000 comme salaire. Son président, Radakrishna Sadien, demande au gouvernement de prendre en considération la classe moyenne, qui paie toutes sortes de taxes. « La question n’est pas le chiffre, mais la quantité des choses que les consommateurs pourront acheter avec ces Rs 200. Il faut penser à augmenter le pou- voir d’achat des consommateurs, d’autant que les prix des médicaments pour diabète ainsi que les légumes ont été revus à la hausse », déplore-t-il.

Radakrishna Sadien est aussi revenu sur le réajustement salarial. « Le rapport du PRB sera soumis ce 30 novembre. Le gouvernement doit s’assurer que le réajustement salarial prenne effet à compter de janvier 2018, l’époque où le salaire minimum a été introduit. Cela en vue de corriger la distorsion dans la relativité salariale à l’introduction du salaire minimum », dit- il. Toujours dans le contexte du rapport du PRB, le président de la GSEA rappelle qu’il avait eu une rencontre avec le secrétaire du Cabinet. « Il n’y a aucun sens dans le fait que les fonctionnaires bénéficieront d’une augmentation de Rs 1 000 à partir de janvier 2020 alors que le rapport sortira en 2021. Cette allocation aurait été taxable et non “pensionnable” pour ceux partant à la retraite. D’où notre demande au gouvernement pour que le rapport prenne effet à partir de janvier 2020, et il a approuvé. Maintenant, nous réclamons que le rapport du PRB soit soumis en juin », précise-t-il.

Au chapitre des élections générales, la GSEA réclame une augmentation de l’al- location offerte aux fonctionnaires et aux personnes de la Commission électorale ayant travaillé pour les dernières élections. Au sujet des critiques à l’égard des fonctionnaires qui ont procédé à des exercices de recensement avant les élections, il avance que la faute ne peut revenir seulement aux fonctionnaires. « Des critiques ont plu sur des fonctionnaires quand de nombreux électeurs n’ont pu voter pour les élections. Mais il faut savoir que le tort est partagé, car nous avons pu comprendre que les fonctionnaires sont passés à plusieurs reprises chez les gens mais que ces derniers ne sont pas revenus vers eux», a-t-il déclaré.