La consternation et la colère sont à leur comble dans le petit village d’Henrietta. Les esprits se sont échauffés, vendredi, lorsque les parents des élèves de cette institution primaire ont pris connaissance de l’affaire de moeurs qui secoue la Henrietta Government School. Selon les élèves, certains professeurs donneraient libre cours à leurs pulsions sexuelles dans un container servant de store, dans l’enceinte de l’école, durant la récréation. Des caretakers feraient de même après les heures de classes. Plusieurs enfants soutiennent avoir « look miss ek bann missié touni dans store. »
Une déposition à été consignée à la station de police de Vacoas et une enquête a été initiée au niveau du ministère du développement de l’Enfant et celui de l’Éducation. Les parents d’élèves de Henrietta Government School réclament l’exclusion de ces enseignants du système scolaire et un « véritable nettoyage » dans cette école. Ils se réunissent cette après-midi, non loin de l’école, pour décider de la démarche à adopter demain matin, à la rentrée des classes.
« C’est mon fils, qui est en Std III qui a révélé cette affaire », raconte, sous le choc, Mme R. Jeudi après-midi, dit-elle, elle a reçu un coup de fil de sa belle-soeur qui gardait ses enfants, lui racontant que son fils a été témoin « d’actes sexuels entre ses professeurs. » Dès son retour à la maison, lorsqu’elle questionne son enfant, âgé de 8 ans, ce dernier lui raconte qu’il a vu son enseignant avec une enseignante, dans le store, dans des positions compromettantes. Et ce ne serait pas la première fois qu’il voyait de tels actes, aurait-il confié à sa mère, en lui racontant que l’enseignante en question a l’habitude de « fer mal-élevé », avec deux autres enseignants.
Qui plus est, aurait soutenu cet élève de Std III, tous les enfants à l’école sont au courant de cette situation qui dure depuis le début de l’année.  « Mon fils m’a dit que les garçons, surtout ceux en CPE, ont l’habitude d’épier les gestes de ces enseignants pervers à chaque récréation à travers une vitre brisée dans le store », raconte Mme R. Si les enfants se sont tus jusqu’ici, ce serait par pudeur. « Mon fils m’a dit qu’il avait honte d’en parler. Et ma fille aussi, qui est actuellement en CPE, m’a dit la même chose. Zot finn rest trankil parski zot honté pou raconte enn zafer parey », dit-elle. D’autres parents abondent dans le même sens, indiquant que ce n’est qu’après l’éclatement de cette affaire que les langues des enfants se délient. 
« Ki professer pe montré zenfans? »
Choqués et remontés contre toute cette affaire, plusieurs parents se sont rassemblés dans l’enceinte de l’école, vendredi matin. Leur colère s’est décuplée lorsque la maîtresse d’école aurait tenté de minimiser les choses en soutenant que « nou bann zenfan trop guet film. » Dans le même sillage, Nathalie, la mère d’un élève actuellement en 5e, raconte que la maîtresse d’école l’aurait dissuadé d’aller de l’avant avec un cas d’attouchements sexuels dont aurait été victime son enfant qui était en CPE l’année dernière. C’est un autre enfant qui aurait eu des gestes sexuels sur le sien, dit-elle. « L’affaire a été étouffée parce que la maîtresse d’école m’a fait comprendre que c’est un jeu d’enfants et qu’aller de l’avant avec une telle affaire ne ferait que traumatiser davantage mon enfant et causer des problèmes à l’école et que mon enfant étant en CPE, ce n’était pas une bonne idée », raconte cette maman.
Or, son fils, traumatisé, n’a pu se rendre à l’école pendant deux mois. Et il aurait souvent des excès de violence. Aujourd’hui, dit-elle, suivant les dénonciations des élèves de Henrietta Government School à l’encontre de leurs enseignants, cela laisse penser à Nathalie que « zenfan pe reprodir seki professer pe fer. » Les ébats sexuels de ces enseignants se dérouleraient durant la récréation, selon les élèves, à l’intérieur d’un container situé dans l’enceinte de l’établissement scolaire, et servant de store. « Nos enfants nous ont raconté qu’ils épiaient les professeurs à travers une vitre cassée », disent certains parents, indiquant que même des élèves de Std I en parlent. D’autres langues se délient pour dénoncer les caretakers qui s’adonneraient également à des jeux sexuels entre eux, après les heures de classes, dans ce même container.
Pour ces parents, la situation à la Henrietta Gvt School est très grave. « Ki professer pe montré zenfans? », s’écrient-ils, réclamant le renvoi de ces enseignants de toutes instances scolaires. Hier, l’élève à la source des dénonciations, accompagné de ses parents et des officiers de la Child Development Unit (CDU), a effectué une déposition à la station de police de Vacoas. L’affaire a également été pris en charge par le ministère du développement de l’Enfant et celui de l’Éducation.
Les parents se réunissent cette après-midi non loin de l’école pour discuter de la situation et décider de la marche à suivre demain matin, à la reprise des classes. Si la police a laissé entendre que le container en question sera enlevé et détruit, les parents des lévèes de Henrietta Government School réclament l’exclusion des enseignants concernés et eur exclusion du réseau scolaire. « Il faut un véritable nettoyage dans cette école. Nos enfants doivent avoir droit à l’éducation et être protégés de tout ce qui pourrait mettre en péril leur avenir », disent-ils.