Finalement faut croire que Paul Foo Kune a des arguments solides pour ne pas dire en béton pour que la CCID convoque pour la 2e fois en une semaine le journaliste Patrick Jean-Louis. En effet, ce dernier, auteur d’une série d’articles dans les éditions de Week-End de ces dernières semaines sur la situation du monde hippique, dont fait partie Paul Foo Kune, est aujourd’hui pour le moins inquiété par les hommes du chef  inspecteur Jeeavoo. Contrairement à ce qu’ont dit certains confrères, notre journaliste n’a jamais été interpellé par le CCID. Patrick Jean-Louis s’était rendu de son propre chef dans les locaux de la CCID le jeudi 8 janvier dernier après une demande formulée par le chef inspecteur Jeeavoo au téléphone.
De ce fait, le responsable du «Desk Sports» de Week-End fut mis en présence de toute une série d’articles que Paul Koo Kune considèrecomme diffamatoires à son égard. Notre confrère a été appelé à fournir des explications sur ses écrits. Après plus de deux heures et demie passées dans un bureau de la CCID aux Casernes centrales, Patrick Jean-Louis est parti, après les formalités d’usage, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. «C’est bon perna nanyen ou capave aller», devait lui indiquer le chef Inspecteur Jeeavoo après une poignée de main.
Patrick Jean-Louis a fait état de cette mésaventure dans l’édition de Week-End de la semaine dernière, couplé à un rappel des faits sur le passage de Paul Foo Kune depuis son arrivée dans le monde hippique. Voilà que jeudi dernier, peu avant 11h, un des deux enquêteurs de l’inspecteur Jeeavoo a téléphoné à Patrick Jean-Louis pour lui demander de se présenter à nouveau au CCID vendredi avant 9h30. «Ou bizin passe bureau l’enquête là pas encore fini», devait lui lancer son interlocuteur au bout de la ligne.
Pourquoi cette nouvelle convocation, alors que l’inspecteur Jeeavoo avait explicitement indiqué que ««C’est bon perna nanyen ou capave aller»? Pourquoi cette convocation un vendredi et surtout pourquoi l’enquêteur n’a pas voulu indiquer la raison de cette deuxième convocation en une semaine? Notre journaliste a demandé par le biais de l’homme de loi de notre groupe de presse un nouveau rendez-vous pour ce mardi à 9h30 puisque celui-ci n’était pas disponible.
La liberté d’expression, surtout lorsqu’on parle de Paul Foo Kune, est-elle déjà menacée à Maurice?