Le leader de l’opposition, qui veut « laisser le temps faire son travail » concernant toute éventuelle alliance avec le MSM dans la conjoncture politique, a mis en exergue le rôle clé assumé par sir Anerood Jugnauth – alors député de l’Independent Forward Bloc (IFB) – à la conférence constitutionnelle à Lancaster House en Grande-Bretagne en 1965. C’était lors d’une cérémonie organisée hier après-midi par le Vitho Centre à La Louise (Quatre-Bornes) pour honorer la mémoire de l’ancien ministre Gunnoo Gungaram, ex-dirigeant de l’IFB et lutteur politique de l’indépendance. Cette association socioculturelle projette de dévoiler prochainement son buste sur son lieu de naissance à Cascavelle.
Le leader de l’opposition, qui veut « laisser le temps faire son travail » concernant toute éventuelle alliance avec le MSM dans la conjoncture politique, a mis en exergue le rôle clé assumé par sir Anerood Jugnauth – alors député de l’Independent Forward Bloc (IFB) – à la conférence constitutionnelle à Lancaster House en Grande-Bretagne en 1965. C’était lors d’une cérémonie organisée hier après-midi par le Vitho Centre à La Louise (Quatre-Bornes) pour honorer la mémoire de l’ancien ministre Gunnoo Gungaram, ex-dirigeant de l’IFB et lutteur politique de l’indépendance. Cette association socioculturelle projette de dévoiler prochainement son buste sur son lieu de naissance à Cascavelle.
Même s’il a lancé sous forme de boutade « Jim Seetaram, ki sann-la sa ? », Paul Bérenger a évité de commenter la cassure de l’Alliance de l’Avenir avec le MSM rejeté dans l’opposition pour se concentrer sur des aspects historiques de premier ordre menant à l’indépendance du pays en 1968, notamment la contribution incontournable de l’Independent Forward Bloc (IFB) au cours de cette période politique critique et le rôle clé de sir Anerood Jugnauth à la conférence constitutionnelle de 1965 à Lancaster House en Grande-Bretagne.
« Bizin rekonet rol Anerood Jugnauth en 1965. Destin nou pays ti pe désidé. PMSD ti kont lidépendans, parti Travayis ti pour, CAM pa trop. IFB de Sookdeo Bissoondoyal ti en faver lindépendans mai ti pe impoz trwa condisyon parski Bissoondoyal ti méfié sir Seewoosagur Ramgoolam », a déclaré le leader du MMM. Devant la crainte d’une éventuelle dictature après l’indépendance, Sookdeo Bissoondoyal avait évoqué trois conditions concernant la sécurité intérieure, le contrôle de la police et de la monnaie pour appuyer la position de sir Seewoosahur Ramgoolam pour l’indépendance.
« Zika dé zer gramatin, Anerood Jugnauth inn koz avek Sookdeo Bissoondoyal. Jugnauth inn réussi konvaincre Sookdeo Bissoondoyal pou retir sa bann kondisyon-la. Lors des délibérations formelles, Sookdeo Bissoondoyal est intervenu pour demander à Anerood Jugnauth de prendre la parole pour confirmer le retrait de ces conditions. Ces faits sont consignés dans des documents officiels. Ti enn moma klé. Nou bizin rekonet rol ki dimoun inn zwé. Zot kontan, zot pa kontan. Sans IFB, pays pa ti pou gagn l’indépendans en 1968 », s’est appesanti Paul Bérenger.
Retraçant le parcours politique de l’IFB et l’action des frères Bissoondoyal (Sookdeo et le Pr Basdeo), le leader de l’opposition a soutenu que « finn ena ingratitude vis-à-vis de l’IFB et de Sookdeo Bissoondoyal. Saki fer leker fer mal, sé manyer sir Seewoosagur Ramgoolam traite IFB en 1969. Pousse IFB en dehors guvernma pou fer PMSD rentré ». D’ailleurs, les députés de l’IFB à l’Assemblée nationale ont également marqué l’Histoire du pays en étant parmi les sept parlementaires qui ont voté contre le renvoi des élections générales et le viol de la Constitution le 18 novembre 1969. « Dans son intervention à l’Assemblée nationale, Sookdeo Bissondoyal avait parlé de Dark Stain in the History of Mauritius. Il avait été pris d’un malaise. Les travaux ont été suspendus, le temps de le transporter d’urgence à l’hôpital », a poursuivi Paul Bérenger.
Le leader des mauves a exprimé un regret, celui de n’avoir pas contracté une alliance avec l’IFB pour les élections générales du 21 décembre 1976, avec le MMM arrivant en tête en nombre de sièges devant le Parti travailliste et le PMSD. « J’ai des regrets jusqu’à aujourd’hui de n’avoir pas pu concrétiser une alliance avec l’IFB pour le scrutin de 1976. Ziska zordi leker fer mal. Si ti réussi konklir enn lallians, rézilta ti pou enn lott. Se enn chance raté de listwar », a-t-il conclu.
Au début de son intervention, le leader de l’opposition a dénoncé ceux qui veulent escamoter un pan majeur de l’histoire du pays. Il a rappelé l’importance pour les jeunes de mieux maîtriser les différentes étapes de l’émancipation politique du pays. Paul Bérenger a remis en perspective l’action de Jan Andolan, mouvement créé et animé par les frères Bissoondoyal dans les années 40 pour la libération de la masse par l’éducation.
Ramdath Jeetah, l’ancien ministre de l’IFB et camarade de lutte de Sookdeo Bissoondoyal et de Gunnoo Gangaram, est intervenu pour rendre hommage à la mémoire au dernier nommé. « Gangaram ti enn kamarad de longue date. Enn kamarad fidel. Nou tou les dé ti nomm minis mem zur. Nou pa ti ena biro. Nou pa ti ena sekreter (PS) kan nou ti vinn minis », a ajouté l’ancien ministre Jeetah, qui a ajouté qu’ils avaient par la suite quitté le gouvernement sur une question de principe. Il a remercié Paul Bérenger pour sa contribution en vue de perpétuer l’oeuvre et la mémoire des frères Bissoondoyal, avec notamment la place Bissoondoyal à Port-Louis et les statues des frères Bissoondoyal. Il a annoncé l’inauguration d’un campus pour l’étude de droit à Ébène pour début 2012.
Le député de l’opposition Alan Ganoo est également intervenu lors de cette cérémonie. De leur côté, le Premier ministre Navin Ramgoolam et le leader du MSM Pravind Jugnauth se sont fait excuser.