Gerard Taddebois

« Notre étoile est en nous, et de nous, il dépend qu’elle soit bonne ou mauvaise » – Charles Beaudoin.

Il est un fait que la vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre le bonheur, la joie, l’espoir, le réconfort, le courage, l’amour, des sourires ou des rires. Et cette liberté est votre splendeur.
Stephen R. Covey nous parle des quatre dimensions de l’homme, à savoir corporelle, intellectuelle, affective et spirituelle, en comparant pour chacune d’elle la tendance culturelle et le respect des principes de vie. En abordant la dimension intellectuelle (Esprit), il souligne que la tendance culturelle nous ramène à une intoxication, à la distraction et aux plaisirs superficiels de la vie comme regarder la télé, faire la fête le plus possible ou consacrer son temps aux réseaux sociaux par exemple alors que le respect des principes de vie nous encourage à lire, à privilégier la profondeur et la diversité, à nous cultiver en permanence, tout en nous permettant de nous distraire raisonnablement. Fort de cette sagesse, je vous partagerai que, très souvent, un mot, une phrase ou l’extrait d’un film ou d’une vidéo arrive à devenir pour moi une référence par excellence pour me porter, voire me construire.
En parcourant récemment une vidéo qui traite de l’intelligence émotionnelle, j’ai été particulièrement interpellé par trois leçons qui constituent maintenant des catalyseurs pour me donner de la pêche dans mon quotidien. Je me permets donc, sans prétention, de vous les partager, car il se pourrait qu’à un moment ou un autre, l’une d’elles vous parle.
La première leçon nous enseigne qu’un miracle à la fois demeure la clé de l’intelligence émotionnelle. En d’autres mots, cela revient à dire que les gens qui sont stressés, ce sont très souvent ceux qui veulent tout obtenir en même temps. Le deuxième enseignement nous dévoile que l’intelligence émotionnelle consiste à ne pas transformer un problème en une difficulté. Un problème n’est pas une difficulté parce qu’il est en dehors de nous. Au prime abord, il ne nous touche pas affectivement. La difficulté est tout autre chose. C’est un problème qui va entrer en nous et qui à ce moment-là prendra de la place et commencera à devenir rouge dans notre cerveau. L’intelligence émotionnelle, c’est faire donc qu’un problème reste un problème et ne devienne pas une difficulté. Vivre en couple par exemple peut être un problème, mais ne doit pas être une difficulté.
À quoi, sans condescendance, j’ajouterai cette phrase que je m’ingénie à répéter à mon fils :
« Trouve en chaque problème un point de départ à une solution et rappelle-toi aussi que le bonheur nait de la qualité de nos pensées, de la manière dont on réagit face aux situations difficiles et qu’importe où nous posons les pieds, un chemin nait sous nos pas. » Plus facile à dire qu’à faire certes, mais je m’inspire de Martin Luther King qui, de son vivant, avait dit qu’ « avoir la foi, c’est monter la première marche même si on ne voit pas tout l’escalier. »
Le troisième enseignement avance que le ‘Lâcher-prise’ se définit comme le passage volontaire du verre à moitié vide au verre à moitié plein. Le coach nous rappelle combien de fois en nous levant le matin, on se met à râler. À ce moment-là, on est en plein dans le verre à moitié vide. Eh bien, pour lâcher prise, on doit tourner notre regard vers le verre à moitié plein afin de trouver cette énergie, la motivation, l’inspiration et la foi pour aborder ce qui va moins bien.
Pour conclure, si je devais vous décrire comment je vais, convaincu je vous répondrais que la manière dont je me sens nait de la qualité de mes pensées. Étant foncièrement croyant, j’avancerai aussi que le Créateur, dans toute sa générosité et son infini amour, m’aide à avoir cette force de caractère pour demeurer majoritairement dans cette divine et gratifiante attitude qui englobe ma foi en sa bonté bien sûr et aussi une positivité réaliste et proactive.

Il est en nous ce pouvoir d’accueillir cette lumière.