Plus de 2 100 personnes, dont nos cinq compatriotes, sont mortes dans la bousculade au pèlerinage de La Mecque le 24 septembre, ce qui en fait la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire moderne du hajj, selon des chiffres officiels donnés par 34 pays. D’après un décompte, l’Iran enregistre le plus grand nombre de victimes (464) devant le Mali (282). Grand rival régional de l’Arabie Saoudite sunnite, le régime chiite iranien avait accusé « la mauvaise gestion et les actions inappropriées » des responsables saoudiens d’être à l’origine de la bousculade.
Le nombre de pèlerins tués, qui atteignait mercredi au moins 2 181 personnes, a presque triplé par rapport au bilan officiel fourni par les autorités saoudiennes, d’après des gouvernements, des commissions nationales du pèlerinage et des agences de voyages. Les Saoudiens n’ont plus communiqué de nouveaux chiffres depuis leur bilan de 769 morts, établi deux jours après le drame. Des pèlerins sont toujours portés disparus depuis la bousculade, qui a eu lieu lors du rituel de la lapidation symbolique de Satan à Mina, près de La Mecque, dans l’ouest du royaume. La précédente catastrophe la plus grave survenue lors du grand pèlerinage musulman remonte au 2 juillet 1990 quand une bousculade dans un tunnel de Mina avait fait 1 426 morts parmi des pèlerins, asiatiques pour la plupart.
Voici le décompte fourni par 34 pays : Iran (464 morts); Mali (282); Nigeria (199); Égypte (182); Bangladesh (137); Indonésie (129); Inde (116); Pakistan (89); Cameroun (76); Niger (72); Sénégal (62); Tchad (52); Côte d’Ivoire (52); Bénin (52); Maroc (36); Éthiopie (31); Soudan (30); Algérie (28); Burkina Faso (22); Ghana (17); Libye (10); Somalie (8); Tunisie (7); Kenya (6); Maurice (5); Tanzanie (4); Chine (4); Afghanistan (3); Burundi (1); Irak (1); Jordanie (1); Oman (1); Pays-Bas (1); et Malaisie (1).