Les nouveaux patients seront traités au suboxone ou au naltrexone selon le nouveau protocole du ministère de la Santé qui mettra de côté la méthadone pour ces derniers. La société civile accueille l’élargissement de la palette des soins favorablement mais insiste pour le maintien de la méthadone qui est moins couteux et plus efficace que les nouvelles options proposées par Anil Gayan. Regrettant toujours un manque de dialogue vis-à-vis du gouvernement 14 ONG expriment un sentiment mitigé qui annonce que la polémique sur cette question est loin d’être finie.
«Nous réitérons donc notre satisfaction concernant l’introduction d’alternatives pour le traitement de la dépendance aux opiacés, mais affirmons que le programme de substitution à la méthadone doit être maintenu en parallèle.» Telle est la réaction des ONG à l’annonce du ministre de la Santé, Anil Gayan, à l’effet que le naltrexone et le suboxone remplaceront désormais la méthadone dans le traitement des usagers de drogues. Réactions mitigées de la part des ONG quant à la manière dont cette décision a été prise et par l’annonce du retrait de la méthadone dans le protocole médical. Ce qui confirme les craintes exprimées depuis quelques semaines.
Dans un communiqué commun,  les associations travaillant auprès des toxicomanes et dans la lutte contre le VIH précisent : «Nous sommes également interpellés par l’annonce faite par les autorités de remplacer un traitement de maintenance à longue durée, par un traitement de désintoxication à durée limitée. La dépendance à l’héroïne étant qualifiée de maladie chronique par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), nous sommes conscients que pour certains, la dépendance représente effectivement une maladie chronique, et que des traitements à longue durée fonctionnent bien mieux qu’une désintoxication (accompagnement médical sur une durée limitée afin de sevrer la personne des effets de manque physique). Ainsi, un traitement de longue durée peut être plus efficace pour certaines personnes dépendant de l’héroïne. Le traitement de la dépendance passe par la désintoxication, la stabilisation, et le maintien.»