Ça fait plus de deux mois que j’ai soumis mon ‘Tax Return’ à la Mauritius Revenue Authority (MRA) et je n’ai toujours pas reçu mon ‘Refund of tax withheld under PAYE’ (Pay As You Earn).
Les faits sont que, par le système PAYE une somme d’environ R 45,000. avait été déduite de mes revenus pour l’année écoulée, mais quand mon Tax Form a été rempli électroniquement à la MRA le 28 mars 2012, l’officier a trouvé que l’on doit me rembourser la totalité de la somme déduite. Il avait ajouté qu’avec le système électronique en place je devrais avoir mon chèque vers la mi-mai. Mais on est à la fin de mai et je n’ai reçu aucun chèque jusqu’à maintenant, malgré mes démarches.
J’ai téléphoné à la MRA le 8 mai pour savoir où on en était avec mon remboursement. On m’a passé le ‘Refund Section’ et là une dame m’a demandé mon TAN (Tax Account Number) afin qu’elle puisse chercher mon dossier. Je dois faire ressortir  que ce n’est pas facile de joindre quelque officier de cette section au téléphone ; souvent la réceptionniste de service n’arrive même pas à vous mettre en communication avec un officier du ‘Refund Section’.            
Un jour j’ai eu une personne au téléphone qui a tout essayé pour me mettre en communication avec l’officier qui s’occupe de mon dossier. C’est alors que j’apprends que la dame qui traite mon dossier va suivre des cours régulièrement. Je n’ai jamais eu l’occasion de parler à cette dame. Une autre fois encore quand j’ai téléphoné, un officier m’a dit qu’elle était allée à son cours. Cet officier a promis de parler à la dame et m’a même demandé mon numéro de téléphone au cas où on aurait besoin de quelque information supplémentaire, en ajoutant que  peut-être j’aurai mon argent dans environ deux semaines, parce qu’il faudra aussi qu’un ‘Supervisor’ vérifie le tout. On était alors au 22 mai.
Le vendredi 25 mai, vers 11.45 du matin, je téléphone à la MRA, mais personne ne prend le récepteur. Aussi je décide d’aller sur place le même jour pour m’enquérir une dernière fois de mon remboursement. Je suis à la MRA vers 14h00 et j’explique mon cas à la préposée en lui présentant mon ‘Statement of Emoluments and Tax Deductions for Income Year ended 31 December 2011’ avec preuve à l’appui que le ‘Tax Return’ avait bien été rempli électroniquement à la MRA le 28 mars 2012. En regardant le ‘Statement’ elle m’a dit que tout paraissait bien clair et qu’il ne devait pas y avoir de problème pour le remboursement. Après quelques coups de fil, elle m’a dit que mon dossier était maintenant chez une ‘Supervisor’ et que je devais recevoir mon chèque dans environ trois semaines – c’est-à-dire vers la fin de juin ! La préposée me fit savoir que, d’après la loi, la MRA a jusqu’à fin juin pour rembourser les gens.
Au fil des semaines j’ai réalisé que le modus operandi de la MRA n’est pas très catholique. Il paraît qu’il y a une efficience remarquable à la MRA quand les gens vont payer les impôts; mais quand on doit vous retourner votre argent, là c’est une autre paire de manches. Il y a alors une apathie écoeurante et des ‘delaying tactics’. Il est même vraisemblable qu’on termine tout le travail concernant les remboursements bien avant la fin de juin mais que l’on attend la dernière heure pour envoyer les ‘gros’ chèques à leurs destinataires. On commence par rembourser les petites sommes en premier, dès fin avril paraît-il, tandis que les grosses sommes qu’il faut rembourser restent sur les comptes de la MRA le plus longtemps possible. Est-ce fait par exprès pour rapporter des intérêts ou autres dividendes à la MRA? Est-ce la raison pour laquelle les gros remboursements sont expédiés en dernier ? Il aurait été tellement plus juste de rembourser les gens d’après leur TAN ou bien en ordre alphabétique d’après leur nom.
En tant que membre de RAFAL (Royals & Friends Action Line), dont l’engagement est pour un humanisme universel, il est de mon devoir de citoyen de signaler cette façon de faire à la MRA quand il est question de remboursement. J’espère bien que les têtes pensantes de cette institution feront preuve de bon sens et d’humanisme quand il s’agira de l’argent d’autrui.