Une fois élu, Jean-Paul II, ce pape médiatique, insiste sur la continuité avec l’œuvre de ses prédécesseurs : « Il met ses pas dans ceux de Paul VI au sens propre comme pape pèlerin ; il reprend avec son charisme personnel la suite de Paul VI dans la grande œuvre de réconciliation des Églises ; il ne laisse échapper aucune occasion d’apparaître comme un héritier de Vatican » (René Rémond). Durant son pontificat, Jean-Paul II effectue 104 voyages, représentant 576 jours en dehors du Vatican, 143 voyages en Italie, 740 visites à Rome ainsi qu’à Castel Gandolfo. Il rend visite à 317 des 333 paroisses de Rome. Il visite 129 nations, la plupart d’entre elles accueillant un pape pour la première fois, et 614 villes. La distance parcourue lors de ses voyages apostoliques est de 1 163 835 km soit 28 fois le tour de la Terre ou presque trois fois la distance Terre-Lune. Un vrai « pape pèlerin et missionnaire », comme le laissait entendre Yves-Marie Hilaire.  « Histoire de la papauté – 2000 ans de mission et de tribulations » aux éditions Tallandier, 1996).

« Dans la ligne tracée par Paul VI, mais avec une autre ampleur, l’évêque de Rome (Jean-Paul II) a une conception missionnaire de son épiscopat : il va à la rencontre des hommes des cinq continents. Il visite personnellement son diocèse qui est confié à un cardinal vicaire et qui doit être un modèle d’évangélisation comme au temps de la Réforme catholique. En 1992-1993, les trois cent vingt-trois paroisses de Rome ont participé à un synode diocésain dont le livre blanc approuvé par mille deux cents délégués a été remis par le cardinal vicaire Ruini au pape. » (Idem)

Par une catéchèse itinérante, il rappelle et actualise le contenu de la foi chrétienne réexprimée à Vatican II. Le christianisme est une « religion de la présence » (A. Frossard) dans l’Histoire, qu’il s’agisse de la Révélation, de l’Incarnation ou de l’Eucharistie. Occasionnellement, le pape préside des synodes régionaux, des conférences d’évêques ou des congrès eucharistiques internationaux. Dans les grands Etats, il visite plus particulièrement les métropoles religieuses et les hauts lieux de pèlerinage. Cette démarche spirituelle vers les lieux sacrés — Guadalupe, Compostelle, Czestochowa ; Lisieux, Lourdes, Taizé, Parayle-Monial, Ars, Annecy — accentue le caractère religieux des voyages qui gardent forcément un aspect officiel.

Lieux de mémoire, béatifications et canonisations à la pelle

Le pape visite les lieux de mémoire, témoins des drames du XXe siècle : Hiroshima, Mathausen, Auschwitz. Il évoque à plusieurs occasions les martyrs chrétiens de l’ère contemporaine en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe de l’Est. Il rappelle aussi les tragédies du passé, exprimant le repentir des chrétiens pour les massacres d’Indiens d’Amérique et pour la traite des Noirs (Gorée, 1992). Il n’hésite pas à se rendre en Argentine et en Angleterre pendant le conflit des Malouines (1982). Cependant, il évite les déplacements qui peuvent être interprétés comme une provocation et entraîner la mort d’innocents : il ne va ni en Ulster en 1979, ni au Liban, ni à Sarajevo en 1994, et il attend la fin de l’apartheid pour se rendre en Afrique du Sud en 1995.

Jean-Paul II a redonné une impulsion au culte des saints, en célébrant 1 338 béatifications et 482 canonisations, dont 402 martyrs. Il réforme les exigences de la canonisation, en ne demandant qu’un miracle au lieu de deux pour canoniser. La volonté du Pape était de montrer l’universalité de la sainteté, le Concile Vatican II affirmant que tous les chrétiens étaient appelés à la sainteté. Jean-Paul II voulait donc revivifier la dévotion aux saints qui avait été un peu oubliée après le Concile Vatican, la vie des saints étant souvent considérée comme exceptionnelle et éloignée de la réalité quotidienne. II a recherché par ces nombreuses béatifications et canonisations à démontrer que tous les catholiques étaient appelés à devenir des saints, et ceci quels que soient leurs pays, leurs cultures et leurs origines, montrant par là même l’universalité de l’Église. Ainsi, il béatifia de nombreuses personnes, tant laïcs que prêtres et religieux, montrant que tous les états de vies, le mariage comme la vie religieuse, étaient des formes possibles de la sainteté.

La papauté sous Paul VI et Jean-Paul II a simplifié les procédures de béatification et de canonisation. Jean-Paul II souhaite que les croyants de chaque pays puissent prier leurs saints locaux, afin de mieux inculturer le christianisme, et qu’ils trouvent des modèles proches d’eux dans le temps. D’où une augmentation spectaculaire du nombre des béatifications et des canonisations qui concernent beaucoup de martyrs et de personnalités du XXe siècle. Tandis que Paul VI avait procédé à soixante-deux béatifications et à quatre-vingt-quatre canonisations, en treize ans de 1978 à 1991, Jean-Paul II a proclamé cinq cent trois nouveaux bienheureux et 271 nouveaux saints.

Parmi ces bienheureux et ces saints, les martyrs, exécutés pendant les conflits religieux en Grande-Bretagne ou durant la Révolution française, les guerres civiles d’Espagne et du Mexique, la Seconde Guerre mondiale, ou mise à mort lors de l’introduction du christianisme en Corée, au Japon et au Vietnam. Les béatifiés récents comprennent d’humbles religieux comme le frère André de Montréal, et le père Chevrier de Lyon, des résistants au nazisme comme les pères Maximilien Kolbe et Rupert Mayer, des grandes mystiques comme Elisabeth de la Trinité et Edith Stein, des militants de la jeunesse catholique comme P. G. Frassati et Marcel Callo. La proclamation officielle s’effectue souvent lors d’un voyage du pape dans le pays concerné.

L’émergence d’un œcuménisme planétaire

Jean-Paul II poursuit la démarche œcuménique de ses prédécesseurs en insistant sur le dialogue avec l’orthodoxie. Des gestes concrétisent et confirment des rapprochements réalisés par des accords entre théologiens qui ont travaillé dans des commissions mixtes.

Dès 1979, Jean-Paul II rencontre à Istanbul le patriarche Dimitrios F. En 1982, à Canterbury, il échange son anneau avec celui du docteur Runcie, primat de l’Église d’Angleterre, reconnaissant ainsi l’ecclésialité de cette confession. Tandis que le dialogue se poursuit avec les autres confessions protestantes, Jean-Paul II a prêché dans l’église luthérienne de Rome en 1983 pour le 450e anniversaire de la confession d’Augsbourg, et l’Église catholique a reconnu la validité de ce texte.

La Papauté développe le dialogue avec les confessions non chrétiennes. C’est en 1985 la rencontre avec le roi du Maroc, protecteur de l’Islam ; en avril 1986 la visite du pape à la synagogue de Rome : « Vous êtes nos frères préférés, en un sens nos aînés », déclare Jean-Paul II. C’est surtout, en octobre 1986, la rencontre d’Assise où le pape accueille pour prier avec eux les représentants des religions chrétiennes et non chrétiennes. Pour la première fois, des représentants des religions asiatiques prient officiellement avec le pape.

C’est avec justesse que Clément Jude Charles écrivait : « L’esprit d’ouverture de Jean-Paul II, la durée de son pontificat et son dynamisme lui confèrent déja l’envergure d’un grand pape et son charisme celle d’un grand dirigeant. Même à 84 ans et après 25 ans accomplis de pontificat, son état de santé de plus en plus chancelant n’a pas pu courber son échine pastorale. Parfois, contre l’avis de ses médecins, il continue le rythme de ses activités apostoliques. Fermement attaché à son sacerdoce et à sa mission, le pape Jean-Paul II répond sèchement à ceux qui lui suggèrent de prendre sa retraite : “Je ne saurais pas à qui présenter ma démission.” »

Une réponse à l’angoisse d’aujourd’hui

Dans une étude magistrale sur la montée de la papauté, nettement perceptible dans la seconde moitié du 20e siècle et les premières décennies du 21e siècle, F. Sartorio s’interroge sur les raisons de l’ascension fulgurante de la papauté dans le monde contemporain. Il écrit en matière d’introduction : « La montée de la papauté à l’époque contemporaine, montée qui semble irrésistible amène tout naturellement l’observateur à s’interroger sur les raisons profondes de ce phénomène. Il ne fait en tout cas pas de doute que cette ascension remarquable est favorisée par l’état précaire du monde contemporain, en d’autres termes, que la montée de la papauté répond à des besoins pressants. » (revue Servir, No 4, 1987).

Conséquemment à la faillite d’autres institutions (dynasties, gouvernements, organisations internationales, etc.) et des idéologies à assurer le bonheur véritable des hommes, un vide immense s’est créé, accentuant les incertitudes et les angoisses des hommes et des peuples. Et alors, « les religions, profitant de la soif d’irrationnel et de spirituel de la présente génération, s’empressent de la combler. Or, dans une telle conjoncture, la parole du pape prend un rayonnement nouveau. » (Idem). Qui ne se souvient de sa célèbre déclaration « N’ayez pas peur » au début de son pontificat, le 22 octobre 1978 ? Venant d’un « homme qui a connu la terreur nazie et l’oppression communiste », cette parole a le don d’étonner et de rassurer. (« Histoire de la papauté – 2000 ans de mission et de tribulations »)

La papauté est considérée dans le monde d’aujourd’hui comme l’une des forces majeures capables d’influencer favorablement la cause de la paix. Un sondage réalisé par l’institut CSA auprès des Français présente Jean-Paul II comme un champion de la paix, 7 Français sur 10 jugeant son action positive dans ce domaine. (Jean-Claude Petit dans La Vie) Il faut dire que dans un monde où les incertitudes et les promesses éphémères de paix sont multiples, le ministère du pape en faveur de la paix prend une valeur considérable et son affirmation que « la paix sera le dernier mot de l’histoire » devient parole d’Evangile.

Un processus de mondialisation inévitable

Poussant son analyse plus loin, F. Sartorio explique l’ascension vertigineuse de la papauté à la lumière du « processus que l’on pourrait qualifier de mondialisation des intérêts et des problèmes, la technique ayant réduit le monde aux dimensions d’un simple village. » (revue Servir, No 4, 1987). Ce processus amène les hommes à chercher un interlocuteur valable et fiable pour confier leurs appréhensions. « Dans un tel contexte, » écrit Sartorio, « l’humanité se sent impérieusement poussée à rechercher une instance supreme capable de se faire entendre de tous et qui puisse se faire l’avocat de toute la famille humaine. Or, pour jouer un tel rôle, la papauté n’est-elle pas aujourd’hui la mieux placée ? » Dès le début de son pontificat, Jean-Paul II se donne et se forge cette image de ministre de la conciliation universel. Lors de l’homélie prononcée à l’occasion de la messe célébrant le début de son pontificat, en octobre 1978, il affirme sa volonté d’oeuvrer pour l’humanité entière. Une première conclusion donc : « Les considérations qui précèdent nous amènent à conclure que la conjoncture contemporaine n’est pas étrangère à l’ascension vertigineuse de la papauté sur la scène mondiale. Au contraire ! Dans un monde à la dérive, qui cherche désespérément un point d’ancrage et un cadre de référence, dans un monde qui – par instinct vital de conservation – se tourne vers le passé et ses valeurs, dans un monde assoiffé d’irrationnel et de spirituel, où les idéologies ne réussissent plus à mobiliser les masses populaires, dans un monde à la recherche d’une instance morale d’audience universelle qui puisse se faire l’avocat de l’Humanité et l’interprète des intérêts supérieurs de celles-ci, dans un monde déchiré, au bord de l’abîme, qui a tant besoin d’une parole conciliatrice et pacificatrice, la papauté apparaît objectivement la mieux placée pour satisfaire ces besoins pressants. » (Idem)

Il est intéressant de noter que le pape Jean-Paul II a déjà offert avec succès sa médiation dans le conflit frontalier opposant l’Argentine et le Chili à propos du canal de Beagle. Les belligérants ont signé « à Montevideo, le 8 janvier 1979, un accord instaurant la médiation papale et marquant solennellement leur engagement de ne pas recourir à la force. » (Idem) Le 9 janvier 1979, il lance un appel pour la libération des otages américains en Iran. Qui ne se souvient du souverain pontife lancer à Varsovie le 2 juin 1979 : « Il faut ouvrir les frontières ! » ou encore « Nul ne peut exclure le Christ de l’histoire de l’homme, en quelque partie du globe ! » (Bernard Lecomte in « Les secrets du Vatican », Editions Perrin, 2009), propos qui ont le don de provoquer les premières fissures dans le rideau de fer. Deux rencontres au sommet marquent 1980 : l’entrevue avec Hassan II du Maroc durant laquelle la question de Jérusalem est évoquée et la visite du dalaï-lama en octobre au Vatican. En 1982, Jean-Paul II invite Reagan et Andropov à accélérer les négociations de Genève sur le désarmement. En mai 1984, il reçoit le président italien Pertini et normalise ainsi les rapports entre l’Italie et le Vatican.

L’un des illustres prédécesseurs de Jean-Paul II, Pie XI, qui avait choisi pour devise, dès sa première encyclique “Pax Christi in regno Christi” est connu pour ses nombreuses initiatives pacifiques – « telles que ses Lettres aux évêques d’Italie sur la pacification des esprits, son intervention à la Conférence internationale de Gênes, ses dépêches à Mustapha Kemal pour le maintien de la paix en Orient, ses démarches auprès de la Société des Nations, etc. – qui ont marqué le début de son règne, alors que le monde était à peine remis des convulsions de la Grande Guerre. » (mgr R. Fontenelle, chanoine de Saint-Pierre in « Sa Sainteté Pie XI », Edition SPES – Paris, 1937)

L’ultime point de ralliement pour un monde au bord de l’abîme

F. Sartorio se demande si, en cas de péril grave, lorsque tous les moyens classiques de médiation et d’arbitrage auront été épuisés (par exemple, au niveau du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies), « le monde, au bord de l’abîme, saisi de vertige, se tourne vers le pape, le pressant instamment de servir de médiateur, voire d’arbitre ? » Et l’auteur de citer plus loin, la remarque de Michel Poniatowski, homme politique français, ancien ministre de l’Intérieur, qui va en tout cas dans ce sens : « Le pape est devenu l’un des derniers points de ralliement d’une humanité en déroute. »

On peut tout autant citer Robert Serrou de Paris-Match : « Dans un monde sans leaders, Jean-Paul II apparaît aujourd’hui le seul homme à s’imposer. La place était vide. Il l’a prise Quoi de plus naturel que les foules se précipitent en masse vers ce prophète des temps nouveaux ? Il va falloir compter avec ce pape qui fait courir les foules fascinées par ce personnage. Un seul mot, en effet, convient : il fascine. » Comment oublier ce 27 janvier 2003 où, après une audience avec le pape, le dalaï-lama a déclaré lors de sa rencontre avec le président du Sénat italien Marcello Pera : « J’ai dit au pape mon admiration pour ce qu’il a fait pour la paix et l’harmonie religieuse dans le monde. »

Il est notable que le pape François qui nous visite, comme Jean-Paul II qui nous a visités trente ans de cela, partage avec ce dernier la vocation éminemment évangélique de Pèlerin de paix.

B. Burrun

Bio-data et bilan de Jean-Paul II

Naissance : 18 mai 1920 à Wadowice, Pologne

Nom de naissance : Karol Josef Wotlyja

Décès : 2 avril 2005, à l’âge de 84 ans à la cite du Vatican

Pontificat : 16 octobre 1978 au 2 avril 2005

Au 1er avril 2005, le pape est au Vatican depuis 26 ans, cinq mois et 16 jours, ce qui fait de son pontificat le troisième en matière de durée en 2000 ans d’histoire de l’Église catholique.

Pendant son pontificat, Jean-Paul II a :

– visité 129 pays et territoires différents ;

– effectué 146 voyages en Italie ;

– rendu 301 visites aux paroissiens de Rome ;

– passé 822 jours, soit plus de deux ans et trois mois, hors du Vatican ;

– plus de 20 000 messages publics, soit environ 100 000 pages ;

– tenu plus de 1160 audiences au Vatican, auxquelles ont assisté plus de 17,64 millions de personnes ;

– publié plus de 100 documents majeurs, dont 14 encycliques, 45 lettres apostoliques, 14 exhortations apostoliques, 11 constitutions apostoliques ;

– béatifié 1338 personnes, plus que tous ses prédécesseurs des quatre derniers siècles réunis ;

– nommé 231 cardinaux, dont 183 sont toujours vivants. Parmi eux, 119, âgés de moins de 80 ans, sont éligibles pour intégrer le conclave chargé d’élire le prochain pape. Ils sont 116 à avoir été nommés par Jean-Paul II et trois seulement par Paul VI, pape de 1963 à 1978 ;

– mené des discussions avec plus de 1590 chefs d’État ou de gouvernement.

– L’affluence la plus importante à une messe papale a été enregistrée à Manille en 1995, avec environ quatre millions de fidèles.

Inversement, seules 200 personnes environ se sont déplacées à la messe célébrée par le pape lors d’un voyage dans les pays scandinaves en 1989. Par contre, lors de sa visite aux îles Maurice et Rodrigues à la mi-octobre de la même le Souverain Pontife est accueilli et acclamé par des milliers de Mauriciens et de Rodriguais.

Bio-data et bilan partiel du pape François

Naissance : 17 décembre 1936 (82 ans), à Buenos Aires

Nom de naissance : Jorge Mario Bergoglio

Profession solennelle : 22 avril 1973

Ordre religieux : Compagnie de Jésus

François a créé de nouveaux cardinaux au début de son pontificat (35 en une année) et en canonisant les huit cents martyrs d’Otrante le 12 mai 2013, soit après deux mois de pontificat, François devient le pape ayant canonisé le plus grand nombre de personnes.

En cinq ans, le pape François – élu avec pour mission de réformer l’Église et la Curie – a déjà impulsé des changements, notamment en matière financière. Mais il reste beaucoup à faire, concernant la Curie ou la lutte contre les abus sexuels (La Croix, 12/03/2018)

Le sixième anniversaire de l’élection voit le Pape François engagé dans une année dense en importants voyages internationaux, marquée au début et à la fin par deux événements « synodaux » : la rencontre pour la protection des mineurs au mois de février dernier au Vatican, avec la participation des présidents des Conférences épiscopales du monde entier, et le Synode spécial sur l’Amazonie, de nouveau au Vatican, en octobre prochain.

Le récent voyage aux Émirats arabes unis qui a été l’occasion pour l’évêque de Rome de signer une déclaration commune avec le grand imam d’Al-Azhar a eu un impact considérable. Un document qui, espérons-le, pourra avoir des conséquences dans le domaine de la liberté religieuse.

Le thème de l’œcuménisme prévaudra lors des prochains voyages en Bulgarie, puis en Roumanie, tandis que le voyage souhaité au Japon, mais non encore officialisé, pourra contribuer au souvenir de la dévastation causée par les armes nucléaires, comme un avertissement pour le présent et l’avenir de l’humanité qui fait l’expérience de « la troisième guerre mondiale en morceaux » dont le pape parle souvent.